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Peut-être est-ce le premier article d’une série. Ou peut-être en écrirai-je seulement un deuxième, quand l’écriture de Les Pleurs du Vide sera finie. Je ne sais même pas s’il aura un quelconque intérêt pour d’autres personnes que moi. J’essaie de mettre un peu d’ordre dans ma tête, ou de me prouver que j’avance malgré tout, malgré l’irrégularité. Pas que l’écriture de Les Pleurs du Vide soit plus difficile que celle de Les Hurlements Noyés. Disons qu’elle l’est d’une autre manière, tout comme le plaisir en est différent.

J’ai décidé d’intégrer quelques-uns de mes tweets à cet article. Après tout, ils parlent d’eux-mêmes – et puis c’est drôle.

(Ça, j’en avais parlé dans l’article linké ci-dessus ! J’ai même cru devoir déplacer des chapitres. Ce sera peut-être le cas, mais pas pour le moment. Par contre, les chapitres en cours se rallongent. Pas grave.)

(Je vous rassure, j’aime toujours autant ce que je fais. Mais sur l’écriture de Les Pleurs du Vide, j’ai parfois besoin de quelques craquages !)

Commençons par le début.

En septembre dernier, je terminais l’écriture de LHN. Et puis, le sentiment de vide, et l’envie de continuer, et la peur d’avancer. Si vous êtes auteurice, il y a des chances que vous voyiez de quoi je parle. Et puis, quand même, j’ai passé dix ans sur LHN. C’est beaucoup. J’ai eu ce but pendant dix ans. Alors, même en sachant que l’écriture de Les Pleurs du Vide m’attendait, j’avais l’impression de ne plus avoir de but du tout. La campagne Ulule de LHN était derrière moi, avec ce rush intensif qui m’avait laissé sur les rotules. Après ça, je me sentais presque désœuvré. Il y avait bien les ventes de LHN à assurer derrière, et sur le long terme. Ce qui est bien différent, surtout quand on débute.

Puis la pression, pour faire un tome 2 aussi bon que le 1 – si j’en crois vos retours sur Babelio ou Goodreads, Les Hurlements noyés vous a plu en tout cas ! Bref, la pression, et la fatigue. En ce moment, je suis tout le temps fatigué, et écrire fatigué, j’ai un peu de mal. Et quand je ne suis pas fatigué…

Eh bien, je ne sais pas, écoutez.

J’ai déjà fait part, dans l’article sur la fin de LHN (toujours linké plus haut), de mes doutes quant à l’écriture de Les Pleurs du Vide. Si j’étais capable de continuer alors que j’allais mieux, ce genre de choses. Finalement, j’ai traversé un épisode compliqué début 2022, alors j’imagine que la question ne se pose plus ? Je suppose, oui. Puisque je suis arrivé à la conclusion que dans un fort état d’anxiété, je ne pouvais pas être très productif de toute manière !

En réalité, je n’en sais rien. Je sais juste que je n’allais pas bien, et que je n’ai presque pas écrit durant cette période. Pas sur Les Pleurs du Vide, en tout cas.

J’ai « extériorisé des trucs avec Lucien », comme je disais. Puis Archie et Tag ont commencé à s’agiter dans ma tête. Du coup j’ai écrit sur eux, ça me faisait du bien.

Et comme d’habitude, ça a pris de drôles de proportions.

Sachant qu’à la base, je devais juste parler d’Archie et Tag dans le roman de Lucien. Je ne m’imaginais pas du tout écrire un spin-off dont la romance serait la trame principale. Du coup, je pensais juste que Lucian, comme ce roman s’appelait à ce moment-là, aurait juste deux intrigues liées entre elles. Ça se fait, hein, ça se fait ! (EDIT : Je pense qu’on suivra toujours les deux parcours, celui de Lucien et celui d’Archie et Tag, dans le même roman. Ils restent liés, malgré tout, de façon très étroite. Les dissocier n’aurait pas tellement de sens, je crois. On s’en tiendra donc à ce que je disais dans le tweet ci-dessous !)

Tout a explosé, comme il se doit au Kraken je suppose. L’histoire Archie/Tag est devenu un truc gigantesque, alors que leur relation devenait de plus en plus importante pour moi. Archie David, c’est à la fois mon comfort character et un moyen inestimable d’extérioriser des choses dont je ne soupçonnais même pas qu’elles devaient l’être. Du coup, lui aussi a commencé à prendre toute la place. Alors que monsieur n’est censé apparaître qu’au troisième tome de la trilogie. Je ne pouvais pas reprendre l’écriture de Les Pleurs du Vide, pas tout de suite. C’est comme ça que je fonctionne, pour le meilleur comme pour le pire : si un personnage et son histoire m’appellent, je dois m’y consacrer. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez vu le résultat :

(Oui, Archie apparaît dès le premier chapitre du tome 3. Il lui est consacré tout entier ! Les autres persos, ceux que vous connaissez, reviennent ensuite, au chapitre 2… J’imagine ?)
(Je parle de RATURE. Elle sera publiée sur ce site après Wattpad !)

Bon, c’était un peu le calme avant la tempête, finalement.

J’étais censé avancer sur l’écriture de LPdV pendant le CampNaNo. Censé ! Mais je me suis dit que, quelque part, écrire sur Archie, c’était aussi avancer. C’était me libérer l’esprit. C’était y voir plus clair pour la suite. Bref, c’était bien aussi.

En bonus, j’ai même trouvé des réponses aux questions que je me posais pour ce tome 2. Parce qu’elles auraient des conséquences sur le 3, eh oui. Logique. Tome 3 pour lequel j’ai dû rebooter quelques trucs, déjà, notamment la relation Archie/Mélodie – j’en parle juste ici, dans un thread qui a plutôt intéressé, finalement. Bref, j’ai avancé, j’ai progressé, j’ai trouvé.

Ces temps-ci, Archie et Tag se calment un peu. Excepté le soir, alors que j’essaie de m’endormir. C’est souvent eux qui m’accompagnent dans le sommeil, pour tout un tas de raisons. Enfin je crois. Quoi qu’il en soit, après avoir passé du temps avec eux et un après-midi dehors pour reprendre l’écriture de Les Pleurs du Vide, j’ai pu recommencer à avancer. J’ai retrouvé des idées. Les personnages sont revenus me parler – dont Stanley, qui commençait à me manquer sérieusement.

Quelque chose d’autre m’a aidé : reprendre conscience que je me surmenais un peu et que l’écriture, c’était aussi les moments off pour que l’inspiration revienne. A force de me mettre la pression, j’avais fini par me mettre la tête dans le guidon, vous voyez.

L’écriture c’est aussi ces sas de décompression, ces moments d’observation de ce qui nous entoure, c’est vivre tout simplement. Je sais que j’enfonce une porte ouverte, mais eh, on l’oublie souvent. Si je suis rentré gonflé à bloc de mes vacances – et avec encore plus de bordel dans ma tête, mais du bon bordel, de l’inspiration en veux-tu en voilà – c’est pas pour rien.

Mais l’inspi était déjà un peu revenue avant – grâce aux artistes de l’Internet, à la musique, et quand j’ai écrit en extérieur. Quand tu habites à la campagne et que ton histoire se passe en grande partie dans une forêt, ça peut être une bonne idée. En tout cas, pour moi, ça a marché et ça marche encore. Ça réussit plutôt à mes personnages, aussi, visiblement !

(Oui, j’ai fait une faute de frappe dans le #. Ça va, hein !)

Scarlet, tu m’as surpris. Chuck aussi m’a surpris, par son évolution. Je ne m’attendais pas spécialement à ça – je ne m’attendais peut-être à rien, en fin de compte. Disons que l’évolution de ces personnages est logique en soi (je leur fais confiance, de toute façon ; mes univers, c’est un truc plus gros que moi) mais… Écoutez, ça ajoute de la nouveauté. J’aime être surpris par ce que j’écris, et je suppose que dans ce cas, si vous lisez la série, vous le serez aussi. J’espère !

Avec LPdV, j’expérimente pas mal, souvent encouragé par mes potes. Il se passe pas mal de trucs assez dingues dans ce tome-là, c’est l’occasion de s’amuser un peu : body horror, visions étranges et oniriques, écriture glitchée aussi !

(Eclatez-vous en écrivant, amusez-vous, inventez, prenez des idées partout et remaniez-les à votre sauce, vraiment faites tout ce que vous voulez !)

Bref, où va-t-on, avec cet article super fouillis ?

J’ai établi un objectif sur le site du NaNoWriMo : terminer l’écriture des Pleurs du Vide avant juillet 2022. J’ai estimé le nombre de mots restant à écrire à 50 000. Si le compte est bon ? Je doute, encore. Je m’estime à la moitié du boulot avec mes 63k, à peu près. Ou un peu plus, ou un peu moins. C’est à la louche, et ça me permet déjà de savoir où j’en suis. Pour l’instant, j’ai écrit 3 200 mots depuis le 4 mai, ce qui est peu, encore. Mes statistiques me narguent – tant pis. Tant pis si, pour cette seconde version de LPdV, je suis moins régulier. Je suis peu régulier, oui, mais j’ai tendance à écrire pas mal d’un coup. C’est une façon comme une autre d’y arriver.

Nonobstant, j’accepte les propositions de participations aux sprints d’écriture/wordwars ! C’est ce qu’on fait entre camarades d’écriture, notamment entre ami-es proches, et ça fonctionne plutôt bien. Pour nous, en tout cas.

Donc voilà, l’écriture de Les Pleurs du Vide, ça avance, lentement mais très sûrement ! Peut-être aurez-vous trouvé, dans cet article, quelques idées pour vous sortir d’un blocage, ou un peu de motivation.

Avant-dernière astuce pour la route, piquée à d’autres auteurices parce qu’elle m’a aidée – Stephen King notamment fait ça dans pas mal de ses romans :

Ouaip, avant-dernière, parce que le mot de la fin, ce sera celui-là :

N’ayez pas peur de vous tromper, les gens. En écriture, ça libère à un point que vous n’imaginez pas.

Bonus pour les curieuxes :

Mon compte Instagram, pour les stories d’œuvres d’art inspirantes pour mes écrits.

La liste Twitter de LHN et celle de LPdV. Y sont répertoriæs les artistes qui me font penser très fort à mon univers et/ou m’inspirent. J’en ajoute quand j’en trouve de nouvelleaux.

Vous pouvez m’ajouter sur Pinterest si le cœur vous en dit.

Et bien évidemment, la playlist de l’écriture des Pleurs du Vide.


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