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Macaron "Financé avec succès" de Ulule

120%. On peut résumer le bilan de la campagne Ulule des Hurlements noyés, LHN pour les intimes, à ce merveilleux chiffre. Pas mal, pour un début, non ?

Je parlais de mes débuts dans le financement participatif dans cet article. L’excitation, le stress, le soutien massif reçu dès le premier jour, tout ce que j’ai appris en tant qu’auteurice et en tant que personne. Aujourd’hui, la pression est en grande partie redescendue. En grande partie, oui !

C’est qu’il a fallu faire immatriculer ma micro-entreprise au RCS, envoyer des formulaires et des papiers en tout genre – bon, l’administratif vous connaissez, ne nous étendons pas là-dessus. Sinon, il me faut encore apprivoiser l’idée que j’ai une petite somme à gérer, et bien évidemment, que la campagne Ulule de LHN a abouti. Parce que ça veut dire que ça y est, je suis sur les rails. Je suis content-e et très stressé-e, toujours. Il y a encore tant de choses à faire ! C’est le début, quoi. Et c’est génial. Et j’ai peur de me louper.

Que voulez-vous, il me faut toujours un sujet sur lequel me ronger les nerfs. Avant, j’avais peur que la campagne Ulule de LHN échoue. Aujourd’hui, j’ai peur de ne pas mériter cette réussite, de décevoir ces personnes qui ont financé Les Hurlements noyés, surtout celles qui ont payé pour le lire ou, ô surprise ! ont décidé d’en faire un cadeau pour leurs ami-es. Ça me touche énormément que vous pensiez que ce roman puisse être un cadeau. Si ça fait redescendre la pression ? Pas du tout !

Couverture des Hurlements noyés, représentant des chiens de type lévrier, en proie aux vagues. Couleurs : rouge, orange, or, bleu.
La couverture des Hurlements noyés, réalisée par @ArtOfMaquenda et @TheRedLadyArt

Je suppose que je dois gagner en expérience et que la gestion de mes émotions se facilitera avec le temps. C’est normal, j’imagine, ce genre de craintes. Celle que LHN déçoive, au point que les lecteurices pensent avoir payé pour rien, fut une surprise, sans qu’elle soit étonnante. Si l’on peut résumer simplement la chose : votre soutien a été extraordinaire et je m’en voudrais de ne pas être à la hauteur. Mais j’ai posé l’âme et les tripes sur la table, alors… ça devrait le faire ? C’est d’ailleurs encore plus le cas dans cette dernière réécriture – la V3, comme je l’appelle. Ou la version pour laquelle j’ai fait péter les verrous. (J’en parlerai.)

Qu’est-ce qu’on fait, alors ? On souffle un coup pour faire de cette pression un moteur plutôt qu’un frein – vous connaissez la chanson – et on se remet au boulot. On travaille, encore et encore. Si vous m’avez suivi-e sur les réseaux sociaux ou sur Ulule, vous savez que j’ai achevé la réécriture pendant la campagne. LHN est ensuite parti affronter ses premières beta-lectures. J’en ai besoin, je pense, histoire de prendre du recul sur ce gros projet qui me suit depuis dix ans !

Donc… oui. En ce moment, alors que j’ai relu LHN avant de l’envoyer, mon travail consiste à attendre. Attendre les retours, attendre de voir quelle quantité de boulot m’attend cet été afin que LHN soit présentable et, surtout, qu’il corresponde à ce que je veux, à ma vision. Et pour ça, confronter mon point de vue à celui d’autrui me semble une bonne idée.

Je voulais poursuivre la rédaction du tome 2, Les Pleurs du Vide, pour patienter. Mais vous savez quoi ? Je n’y arrive pas ! Je bataille depuis un mois pour trouver la force d’écrire, et je ne parviens qu’à m’épuiser davantage. J’ai juste… eh bien, besoin de vacances. Et besoin d’être sûr-e, aussi. D’être sûr-e qu’avec LHN, je pars sur des bases assez solides pour me lancer dans LPdV sans avoir peur.

Attendre, donc. Lire, regarder des films, faire le tour du jardin, essayer de ne pas déprimer du manque d’écriture – parce que c’est un manque – et attendre. Peut-être que je me remettrai aux Pleurs du Vide avant de recevoir les retours des BL ? (Ça y est, j’ai une idée d’article au sujet de ce tome 2. C’est vraiment pas l’inspi qui manque, c’est moi qui vous le dis ! J’ai juste peur, quoi.)

Allison vous remercie. Portrait généré sur Picrew. Artiste : @poika_

Voilà donc où j’en suis. Ce qui est bien avec cet article, c’est qu’en le relisant, je prends plus que jamais conscience de mes contradictions en tant qu’auteurice. (J’en parlerai bis.) Ah, et il m’arrive de retourner sur la page de la campagne de LHN, pour vérifier que je n’ai pas rêvé, ou que le montant n’a pas baissé (comment le pourrait-il ? Je ne sais pas !). C’est vous dire combien j’ai du mal à croire à la chance que j’ai. Mais les faits sont là.

Les Hurlements noyés sera publié cet automne. Grâce à vous toustes.

Je vous ai déjà remercié-es, je vous remercie encore, de tout cœur. J’espère très fort que LHN sera à la hauteur de vos attentes, et pourquoi pas ? que vous prendrez aussi part à l’aventure du tome 2 !

Oh, et j’espère également que vous apprécierez vos bougies ! Cette contrepartie Ulule a eu un gros succès – notamment la bougie parfumée associée à Stanley, ce que je trouve… plutôt satisfaisant ! (Allison me charge de vous demander si vous utiliserez la sienne pour sacrifier vos ennemis.)

Vous avez ma gratitude, et cet automne, vous aurez Les Hurlements noyés !

Merci x1000, et ne suivez pas la lumière. ❤️

Photo by Renee Fisher on Unsplash


4 commentaires

Charlotte · août 4, 2021 à 12:28

Une grande étape de franchie !
(et je note l’idée d’Allison pour sacrifier les ennemis 🤣)

Stanley n'est pas mort : lexique exhaustif de l'univers - Malone Silence · mai 11, 2022 à 5:57

[…] Hurlements noyés : Premier tome de la trilogie Stanley n’est pas mort, financé sur Ulule en avril-mai 2021 et publié en novembre-décembre de la même année […]

"Les Pleurs du Vide" : chronique d'une écriture chaotique - Malone Silence · mai 16, 2022 à 2:20

[…] Pleurs du Vide m’attendait, j’avais l’impression de ne plus avoir de but du tout. La campagne Ulule de LHN était derrière moi, avec ce rush intensif qui m’avait laissé sur les rotules. […]

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