Archives des les pleurs du vide - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/les-pleurs-du-vide Histoires hantées Mon, 06 Oct 2025 15:50:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/malonesilence.com/wp-content/uploads/2021/02/logo-site.jpg?fit=32%2C32&ssl=1 Archives des les pleurs du vide - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/les-pleurs-du-vide 32 32 188410031 4 avril 2025 : lancement du Ulule pour le tome 3 ! https://malonesilence.com/4-avril-2025-campagne-ulule-tome-3 https://malonesilence.com/4-avril-2025-campagne-ulule-tome-3#respond Mon, 06 Jan 2025 13:53:05 +0000 https://malonesilence.com/?p=3530 Il s’appelle Les Nuits du Dehors, c’est le troisième et dernier tome de Stanley n’est pas mort, et la campagne de financement dédiée démarre le 4 avril 2025 ! Si vous suivez la Woof’letter, vous le saviez déjà 👀 Vous pouvez vous pré-inscrire à la campagne Ulule en cliquant ici Lire la suite

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Il s’appelle Les Nuits du Dehors, c’est le troisième et dernier tome de Stanley n’est pas mort, et la campagne de financement dédiée démarre le 4 avril 2025 !

Si vous suivez la Woof’letter, vous le saviez déjà 👀

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Résumé du tome :

Les mondes se sont déchirés. Celui d’Archie, d’abord, qui traverse la France en bus, et surtout en pleine nuit, pour fuir son fiancé qui l’a détruit. Celui de Laura, ensuite, qui avait presque abandonné l’idée de le reconstruire, jusqu’au jour où elle a reçu ce message posthume d’une vieille connaissance. Celui de Hook, bien sûr, qui, la tête posée entre les pattes, a veillé le cadavre de son hôte pendant des jours. Quant à celui de Noah, désormais seul avec Howie à l’orée du vide…
L’homme qui aime Stanley n’a jamais été aussi perdu et vulnérable, et pourtant, il se lance à sa recherche sans hésiter une seconde. Stanley est encore là, quelque part, Noah le sait. Tout comme Allison, qui, en sinistre ombre fantomatique, semble le suivre à la trace…
Peut-être tout serait-il plus facile, quelque part, sans cet univers qui se déploie sous leurs yeux. Sans ces sources d’émerveillement inconcevables, sans cette folle possibilité d’affection mutuelle, sans que l’espoir brille, douloureux et magnifique, plus fort que jamais, dans les nuits du dehors.
Conte initiatique, mélancolique et horrifique, Les Nuits du Dehors clôt Stanley n’est pas mort sur une formidable fureur de vivre. Parce que la fin du monde ne cesse d’avoir lieu. Parce qu’on peut rebâtir sur les ruines. Et parce qu’on peut trouver la force de lutter pour avoir, un jour, la possibilité de cette reconstruction. Les Nuits du Dehors, c’est l’histoire d’une humanité compliquée, mais qui aime et crée, au milieu de la violence, envers et contre tout.


La couverture reste secrète jusqu’au moment du reveal ! Vous pouvez toutefois en voir un bout en newsletter 👀

Save the date : 4 avril 2025 ! Et que les chiens veillent sur vous !

Car désormais, la lumière vous suit.

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Le Pumpkin Autumn Challenge 2024 et « Stanley n’est pas mort » https://malonesilence.com/le-pumpkin-autumn-challenge-2024-et-stanley-nest-pas-mort https://malonesilence.com/le-pumpkin-autumn-challenge-2024-et-stanley-nest-pas-mort#respond Mon, 26 Aug 2024 13:54:40 +0000 https://malonesilence.com/?p=3173 Le Crépuscule des Phalènes : tel est le titre évocateur de l’édition 2024 du Pumpkin Autumn Challenge. Ce club culturel très populaire, créé par Guimause, a dévoilé ses nouveaux thèmes pas plus tard qu’hier 👀 Enfin, au lieu de thèmes, je devrais parler de « tableaux ». Pour la faire courte : Lire la suite

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Le Crépuscule des Phalènes : tel est le titre évocateur de l’édition 2024 du Pumpkin Autumn Challenge. Ce club culturel très populaire, créé par Guimause, a dévoilé ses nouveaux thèmes pas plus tard qu’hier 👀 Enfin, au lieu de thèmes, je devrais parler de « tableaux ». Pour la faire courte : chaque édition a sa thématique, elle-même divisée en grandes catégories – lesdits tableaux -, eux-mêmes divisés en catégories auxquelles faire correspondre une œuvre. Je vous invite à lire la page dédiée sur le blog de Guimause, qui vous expliquera tout ça mieux que moi, ou à regarder la vidéo sortie hier :

Mais il est très probable que vous connaissiez déjà le fameux PAC 🎃

Pumpkin Autumn Challenge 2024 : Le Crépuscule des Phalènes

Guimause a choisi le romantisme pour la thématique de cette huitième édition du PAC, et ça, ça tombe bien :

Ce mouvement met en exergue toutes les nuances des émotions, des plus belles aux plus sombres. […] Il est rebelle sauvage, sensible, intérieur, introspectif, lyrique, fantasque, chimérique, torturé, rêveur.

Guimause sur la page Pumpkin Autumn Challenge – Le Crépuscule des Phalènes du blog Arsaether

J’ai souvent parlé de l’importance de l’introspection et des émotions dans Les Hurlements noyés (et le lectorat aussi !). Est-ce qu’on peut parler de romantisme, pour LHN ? Je l’ignore, mais j’aime bien l’idée (ça en jette un peu, qu’on se le dise 😄). Ça colle aussi avec mon gothisme forcené !

Cette édition du Pumpkin Autumn Challenge s’appelle Le Crépuscule des Phalènes. Voilà ce que Guimause nous explique dans son article :

Le papillon de nuit […] est le messager traversant les mondes, oscillant entre la vie et la mort. Comme le crépuscule, il est symbole du basculement, de la transformation, de la métamorphose. Le passage même de son stade larvaire à son éclosion fait de lui un être à la fois merveilleux, magique et inquiétant.

Je sais alors que cette nouvelle session est le lieu de rencontre des opposés, la jonction, l’état transitoire entre la lumière et l’obscurité, entre le jour et la nuit, entre l’été et l’hiver. C’est le début et la fin, dans toute son évidence et sa complexité. On s’intéresse à ce qu’il se passe de l’autre côté du miroir, on cherche le verso du recto.

Ibid.

Pourquoi ce sont toujours les autres, y compris les gens qui ne vous connaissent pas, qui trouvent mieux que vous les mots pour parler de vos romans ? C’est terrible, quand même. Du coup, merci, Guimause, de m’aider à parler des Pleurs du Vide ! Là… j’ai rien à ajouter 🫢 (Je reste sacrément littéral, quand même.)

Et ça, c’est pour Stanley n’est pas mort dans son ensemble, car pourquoi s’arrêter en si bon chemin :

Le Crépuscule des Phalènes est le lien […] entre l’horreur et la douceur.

Ibid.

Je dis pas que c’est l’édition idéale pour découvrir les deux premiers tomes de la trilogie mais… mais on est bien dans le mood !

Stanley, pour quels tableaux du Pumpkin Autumn Challenge 2024 ?

Automne frissonnant : pourquoi pas ?

Le tableau le plus évident, c’est bien sûr Automne frissonnant, sombre et horrifique comme on aime 👻 Et pourtant, ce n’est pas à celui-ci que je pense en premier pour cette édition ! Bien sûr, les deux premières catégories, L’esprit et le corps en un instant séparés […] et Fenêtres cassées, portes ouvertes, peuvent correspondre aux Hurlements noyés.

Pour la première, je pense évidemment à mes deux personnages d’adelphes maudits, Steph et Vicky, ou même à l’amitié qui unit Steph (un fantôme) à Stanley, notre médium qui a du mal à tirer du positif de sa condition. En revanche… si vous cherchez une comédie (cf le dernier mot-clé de la catégorie), je crains que vous ne soyez au mauvais endroit ! En revanche, Fenêtres cassées renvoie assez clairement à l’emprise plus ou moins faillible de Lumière sur sa secte, sur le monde, peut-être sur Stanley… Mais bon, ne suivez pas la lumière, c’est ce que je vous dis toujours 👀

Automne crépusculaire : là, on tient quelque chose !

Vous avez vu la première catégorie, Le règne des phalènes ? Matez-moi ces mots-clés :

Âme – Vie – Mort – Messager – Magie – Transformation – Ombre – Animal – Nocturne

Ibid.

Cette catégorie du Pumpkin Autumn Challenge fait même appel au chien Hook, qui apparaît dès Les Hurlements noyés avec sa meute pour guider les personnages… A moins qu’il ne joue les chiens psychopompes ?

(Faut vraiment que j’arrête de nerdiser sur mon propre univers.) (Bientôt une bibliographie sur les chiens ? Oui.)

Deux autres catégories peuvent correspondre : Voyageuse contemplant une mer d’étoiles, pour le côté mélancolique, lyrique et onirique de la saga, et La chute de l’or ailé pour… Est-ce que je spoile si je vous le dis ? Disons que ça correspond pas mal à Stanley, métaphoriquement parlant. Mais Lumière préfère penser que c’est pour elle… Et, plus simplement, Stanley n’est pas mort est une trilogie chorale. J’aime (trop) beaucoup (trop) de mes personnages !

Automne douceur de vivre : pour le côté engagé de la trilogie

Ce n’est pas ce que je mets le plus en avant, quand je parle de Stanley n’est pas mort, mais c’est un fait : cette trilogie reflète mes convictions – du moins ai-je tout fait pour ! (De toute façon, quand vous écrivez, votre vision du monde ressort forcément.) Bien que ce ne soit pas le thème central, ça a son importance. Déjà parce qu’à mes yeux, tout est lié, le personnel et le politique ; ensuite parce que, comme Vicky, je suis à 50% constitué de colère intérieure, et à 50% d’amour pour les gens et le monde. Cocktail contradictoire au premier coup d’œil, mais qui fait inévitablement sens dans nos sociétés actuelles.

Ce Pumpkin Autumn Challenge nous propose un tableau Douceur de vivre axé notamment sur la tendresse, le foyer, la famille (il y a une found family dans LHN, non ? 👀), la singularité (catégorie Take care of cinnamon homes), le féminisme, la déconstruction et le genre (La délicieuse malaventure de Sadima), l’amitié, la santé mentale ou la lumière (Cad, je suis contente d’être tombée de cet arbre !). Pour le côté engagé de la trilogie de Stanley, donc… et son côté tendre, moins évident au premier abord. Mais la tendresse est aussi un engagement, non ?

C’est tout pour moi, chose your fighter !

J’espère que ce petit article vous aidera à constituer votre PAL du PAC et, qui sait ? à caser Stanley quelque part dans tout ça !

Bonne lecture à vous, merci à Guimause pour le Pumpkin Autumn Challenge, et ne suivez pas la lumière !

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[Extrait] Les Pleurs du Vide : Chapitre 1-1 https://malonesilence.com/extrait-les-pleurs-du-vide-chapitre-1-1 Wed, 04 Oct 2023 16:42:33 +0000 https://malonesilence.com/?p=1760 CHAPITRE 1 : POUSSIÈRE Avertissement : mention de blessures, de dépression, d’hospitalisation, de torture, et accessoirement spoilers potentiels du tome 1. L’été 2011 marqua sans doute le début de la fin du monde plutôt que son achèvement. Stanley crut, jusqu’à obtenir les preuves du contraire, que cette année serait la Lire la suite

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CHAPITRE 1 : POUSSIÈRE

Avertissement : mention de blessures, de dépression, d’hospitalisation, de torture, et accessoirement spoilers potentiels du tome 1.

L’été 2011 marqua sans doute le début de la fin du monde plutôt que son achèvement. Stanley crut, jusqu’à obtenir les preuves du contraire, que cette année serait la fin de son existence. Il l’espéra, évidemment. Or il vit passer 2012, puis 2013, puis 2014, et les années suivantes se diluèrent dans le brouillard, jusqu’en 2019. L’été 2011, cet été qui fut chaud mais pas tant que cela, Stanley fit son grand retour dans les hôpitaux. On répara sa peau, ses articulations brisées, et on tâcha de faire de même pour son équilibre mental, avec beaucoup moins de succès – c’était d’autant plus difficile que Stanley Ellington ne parlait plus du tout. Il s’était blotti dans un mutisme épuisé, réfugié à l’intérieur de lui-même, et rejetait de toutes ses forces ce foutu don dont il s’était cru privé – débarrassé – mais qui lui était revenu, oui, en pleine figure. Sa vieille malédiction explosa sous ses yeux, contre ses oreilles et sa peau, à l’intérieur de son cerveau. S’il en conçut un étrange soulagement dans les premières minutes, il se rendit bien vite compte qu’il ne pouvait plus faire comme s’il était capable de le supporter. Il était faible, Stanley, si faible. Allison l’avait détruit et balancé sa carcasse aux ordures, tout ça… tout ça pour rien, rien du tout, puisque l’Apocalypse avait tout de même lieu derrière les fenêtres sales de l’asile.

De retour dans l’environnement hostile des unités psychiatriques, il opta pour la seule stratégie qu’il eût la force de mettre en place : ne faire attention à rien, être aussi discret et éteint que possible, n’emmerder personne pour que personne ne l’emmerde, et flotter hors de lui-même quand on l’obligeait à sortir de sa passivité. Il ne sut trop si cela fonctionna, il n’y fit pas attention, à ça non plus – il ne revenait à lui que lorsqu’il croyait apercevoir la silhouette éthérée d’un ange aux habits déchirés, dans sa chambre ou dans les couloirs. Mais il ne lui parlait pas, à lui non plus. Il ignorait s’il espérait le voir partir ou rester, il pensait parfois à Vicky et ses yeux le piquaient. Il se demandait si elle était seule ou accompagnée, si elle allait bien, si elle s’en sortait mieux que lui, ou plus mal. Il ne demanda pas de ses nouvelles à son frère Steph, l’ange, dont il ne savait s’il passait tout son temps à veiller sur lui, ou s’il alternait entre sa chambre et l’endroit où logeait Vicky. Il luttait contre la vision de l’ange, comme il luttait contre le reste, c’est-à-dire plus ou moins. Il était trop faible, il dormait si mal, ses nuits étaient si sombres, si rouges. Il avait peur de voir son sourire à la fenêtre ou au pied de son lit, le sourire de sa tortionnaire, le sourire figé d’Allison Griggs. Si elle était morte – pourquoi pas ? – son fantôme était peut-être là, et quand bien même ce ne serait pas le cas, Allison le hantait. Il la voyait partout, il entendait sa voix, il sentait ses doigts sur ses poignets, sur sa gorge, les coups, les craquements qui lui foutaient les larmes aux yeux de douleur. Il fourrait son visage dans son oreiller et hurlait de toutes ses forces en priant pour que les infirmièr·es de nuit ne l’entendent pas, il arrêtait parce que ça faisait mal à la gorge et que ses propres cris lui faisaient peur, et il se recroquevillait, tremblant, secoué de ces sanglots secs qui ne le soulageaient pas.

Ses voisins de chambre se succédaient sans qu’il s’en rende compte, c’était à peine s’il se souvenait qu’il la partageait avec d’autres, cette foutue chambre beige qui sentait les produits d’entretien, et peut-être qu’ils lui parlaient parfois, puis renonçaient en se disant que ce type était encore plus désaxé qu’eux. Bien évidemment, vint une exception, il en vient toujours, et Stanley n’en profita que peu – le gars resta une semaine à tout casser, le temps de se remettre d’une tentative de suicide aux anxiolytiques ou quelque chose de ce genre. Un brave gars qui parlait toute la journée sans s’arrêter, terrifié par le silence, qui dormait aussi mal que lui et pleurait dans l’oreiller en attendant son mauvais sommeil. Stanley dut déployer des efforts de concentration pour apprendre son nom et le retenir : Noah. Des ondulations brunes s’éparpillaient autour de son visage candide et fatigué, et il triturait ses doigts sans cesse, torturant ses phalanges sèches, couvertes de peaux mortes. Il trempait ses yeux rougis de sérum physiologique quand il se levait le matin, avant même de prendre son petit déjeuner, parlant toujours, intarissable. Ce n’était pas désagréable, sa voix était toute douce. Stanley se surprenait à l’écouter d’une oreille, ça le détendait, ça le forçait à se concentrer sur quelque chose. Il lui répondait par des coups d’œil ou des hochements de tête maladroits, et ça lui suffisait, à Noah, il en souriait à chaque fois, jusqu’aux yeux, ça semblait lui faire sa journée entière. Mais il pleurait immanquablement le soir venu, seul dans son lit, et malgré toute sa volonté d’imperméabiliser son empathie, Stanley éprouvait sa souffrance morale. L’avant-dernier soir, il n’y tint plus, il sortit du lit et alla s’asseoir au chevet de Noah, qui le regarda avec une stupeur quelque peu craintive, avant que Stanley, se fiant à son instinct et à rien d’autre, ne glisse sa main dans ses cheveux et ne masse son crâne du bout des doigts, faiblement, serrant les dents sous la douleur que lui infligeait encore son poignet. Noah explosa, les vannes sautèrent au visage de Stanley et il se retrouva avec son compagnon de chambrée dans les bras, en pleurs si bruyants que Stanley crut en avoir mal à la tête. Noah en fut soulagé, oui, Stanley le sentit, que ça allait mieux, au moins un peu, et il ne le lâcha pas, il le laissa se vider de son chagrin sur son t-shirt et eut peut-être une légère envie de chialer avec lui, qu’il ignora. Noah releva la tête au bout d’un moment et le contempla avec de grands yeux reconnaissants.

« M… merci. Merci. »

Stanley hocha la tête, inexpressif, son regard autrefois d’un bleu intense aussi vide que le silence, caressa la joue de Noah sous ses boucles, l’essuya du pouce, fit de même avec l’autre joue, et attendit que son esprit lui souffle ce qu’il devait faire à présent. Il ne prit pas le temps de se demander si l’idée qui lui parvint était étrange ; il pencha seulement la tête de côté, approcha son visage du sien et entrouvrit les lèvres, interrogateur. C’était une proposition, libre à Noah d’en faire ce qu’il voulait – il l’embrassa, tout doucement, le sel de ses larmes glissant sur la langue de Stanley, colla son nez et son front aux siens, à la recherche de réconfort, et tous deux s’étreignirent, comme si cela pouvait refermer leurs blessures. Peut-être que s’ils se serraient suffisamment fort l’un contre l’autre, cela fonctionnerait, oui. Ils dormirent dans le même lit, Stanley jouant le rôle de la grande cuillère, dissimulant ses propres larmes dans la tignasse de Noah – et pour la première fois, ce dernier accepta le vide, le silence, parce qu’il y avait quelqu’un avec lui, il n’était plus seul, plus cette nuit. Il s’assoupit dans un très léger ronflement et Stanley, lui, veilla sur son sommeil avec un zèle qui l’étonna lui-même. Lorsque l’équipe de nuit passait la porte de la chambre avec ses lampes, il lui jetait un regard ferme qui la dissuadait de les séparer – elle s’assura seulement, lors de son premier passage, que tout allait bien pour Noah, et Stanley aurait été en mesure de dire que oui, pour cette fois, tout allait bien. Et lui ? Lui, il n’irait plus jamais bien, mais c’était l’un de ces instants où il aurait moins mal. Alors oui, ça allait. Les cheveux de Noah le chatouillaient entre les doigts et se liaient autour de son avant-bras déformé, quelques pellicules s’accrochaient à son nez et à ses sourcils, l’odeur de la sueur de Noah se lovait dans ses narines, et il n’avait aucune idée de la façon dont il en était arrivé là. Autour d’eux retentissaient ces cris piégés dans les murs que Stanley rêvait de ne plus entendre. Noah était-il conscient de la chance qu’il avait d’être aveugle et sourd à cet univers parallèle qui phagocytait le quotidien de Stanley depuis quinze ans ? Il devait faire partie des gens qui ne croyaient pas à tout ça, ou peut-être que si, puisqu’il était chez les fols avec lui. Stanley ne lui poserait pas la question, il ne parlerait pas plus pour lui que pour les autres. Il caressait les bras de Noah lorsque les frissons y fleurissaient, pensait parfois à rouvrir le canal par lequel les émotions étrangères transitaient jusqu’à son cerveau, afin de vérifier que le sommeil de Noah ne s’apparentait pas à un calvaire, et se ravisait – qu’est-ce qu’il en ferait, de ces émotions ? Qu’est-ce qu’il en faisait, des émotions d’autrui, avant Allison ? Elles l’encombraient, elles s’entassaient en lui et écrasaient les siennes sous leur poids, il cherchait à les déplacer mais elles pesaient trop lourd, alors il attendait de pouvoir s’isoler, il attendait que passe sa crise d’empathie, sa musique dans les oreilles, et il dessinait dès qu’il avait retrouvé un peu de force – il ne dessinerait plus comme avant, lui hurlaient ses poignets tordus de douleur, et il pouvait aussi tirer un trait sur la guitare.

Il emplit ses poumons de l’odeur de Noah, collé à lui, ses cheveux entre ses lèvres, ses doigts longeant ses veines violacées sous la lune. Noah s’arrondit contre son torse et poussa un doux soupir. Stanley en entendit quelques autres avant l’aube, leva parfois la tête pour admirer son visage, céda quatre ou cinq fois à la tentation de l’embrasser sur la tempe ou sur la pommette, juste pour lui faire du bien, et s’en faire un petit peu aussi, peut-être. Il se demanda vaguement où était passée sa vieille phobie sociale, mais Dieu merci, elle ne tarda pas tellement à se rappeler à son bon souvenir. Vers sept heures, alors que Noah n’avait pas encore ouvert les yeux, Stanley hésita à rejoindre son lit, avant que Noah ne se tourne vers lui tout ensommeillé et qu’un silence gênant ne s’ensuive, ou un monologue d’excuses tout aussi embarrassant, ou pire, qu’il ne le foute hors de son pieu avec une grimace de répulsion – puis il pensa que Noah se sentirait peut-être mal, si jamais il se rendait compte qu’il était de nouveau tout seul. L’atmosphère s’alourdirait tant qu’il en perdrait la parole et que le silence l’étoufferait et qu’il en ferait une crise d’angoisse. Stanley serait trop engourdi pour le réconforter, il n’oserait même pas le faire, il resterait prostré sous ses couvertures et ses remords. Incapable de décider laquelle de ces situations était la pire, il resta tendu, tout noué dans le dos de son compagnon d’infortune, glacé d’angoisse – bordel Stanley, tu as vécu presque trois semaines enfermé et torturé, et t’angoisses encore pour ce genre de conneries ? Mais lorsque Noah émergea, il se reversa sur le dos et vint se blottir contre Stanley, le visage enfoui dans son épaule, sans parler. Stanley décongela instantanément, l’embrassa sur le front et essaya de ne pas pleurer.


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Noah [REDACTED] : faire face au Vide https://malonesilence.com/noah-redacted-faire-face-au-vide Thu, 28 Sep 2023 19:18:00 +0000 https://malonesilence.com/?p=1250 Il est possible que le nom de famille de Noah soit Peterson. Il ne peut pas en être certain. Sa mémoire est presque vierge, comme s’il était né ici et maintenant. Ici, dans cette chambre d’hôpital qu’il partage avec Stanley, l’homme qu’il va aimer. C’est donc au début des Pleurs Lire la suite

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Il est possible que le nom de famille de Noah soit Peterson. Il ne peut pas en être certain. Sa mémoire est presque vierge, comme s’il était né ici et maintenant. Ici, dans cette chambre d’hôpital qu’il partage avec Stanley, l’homme qu’il va aimer.

C’est donc au début des Pleurs du Vide qu’on fait connaissance avec Noah. Et c’est en commençant l’écriture de ce deuxième tome que je l’ai connu moi-même. Il ne vient pas des Hurlements noyés, ni du peu que j’avais prévu pour la trilogie dans son ensemble. Noah s’est imposé de lui-même, comme beaucoup de mes personnages. Et surtout, il s’est imposé de l’extérieur.

Comme tout, non ? Oui, mais d’une autre manière. Noah est un apport de l’extérieur pour apporter de la lumière à l’intérieur, littéralement.

I) Naissance de Noah : le vertige du RP

J’ai déjà parlé création collective sur ce blog, et du fait que certains personnages s’étaient rencontrés en RP. Ceux des autres, et les miens. Certains d’entre eux se sont liés très étroitement.

J’ai peu joué avec Stanley, en RP. Il a toujours été assez difficile de le faire. Stanley n’ose pas trop s’exprimer hors de sa propre histoire. Et puis, ça me faisait trop l’effet de me promener en public les tripes à l’air.

Mais ! Il a rencontré du monde. Et, parfois, du très beau monde. Dans cet univers parallèle, il est tombé amoureux deux fois, de personnages plutôt réconfortants. A chaque fois, je me suis trouvé, disons, un peu trop investi. C’est comme tout avec mes personnages, c’est quelque chose que beaucoup d’auteurices partagent, tout ça tout ça.

Bon, c’est un peu embarrassant, quand même. De raconter que quand ton personnage tombe amoureux, tu tombes un peu amoureuxe toi aussi. Qui a aimé cet être fictif en premier, d’ailleurs ?

Inutile de le préciser, mais précisons-le quand même : c’était l’époque où ça n’allait pas fort. Dans mon isolement, je trouvais du réconfort dans la présence de personnages créés par d’autres, avec qui j’interagissais. Sain ou pas, simple immersion ou autre chose, je ne sais toujours pas : l’important, c’est que ça m’a aidé. Et que ça m’a fait réfléchir à d’autres aspects du nécessaire apport des univers d’autrui à nos propres mondes.

II) Noah VS The World (B)

Si un personnage né d’un univers A se retrouvait coincé dans un univers B, il se passerait quoi ?

A priori, pas grand-chose. C’est un simple changement d’espace-temps, non ? A un détail près : les personnages sont dépendants de leur créateurice. Iel contient tout pour eux, y compris leur mémoire. Si quelqu’un·e décidait de me « léguer » ses personnages pour une raison ou pour une autre, est-ce que, sous ma plume, dans mon esprit, ils resteraient les mêmes ? Leur histoire serait nécessairement différente, ne serait-ce que dans certains détails. A moins de passer d’un univers à un autre par conscience partagée, il est impossible pour un personnage de franchir le seuil sans en être altéré. Ce serait même plutôt, à l’arrivée, une copie du personnage de départ.

Et si personnage A et personnage B se rencontraient sur timeline C ? Et si une histoire s’écrivait à quatre mains ou plus, avec du partage de personnages ? D’ailleurs, où commence-t-elle, la création de l’univers : avant ou après l’écriture ? Pendant ? Est-ce qu’il se dédouble, puisqu’on voit tout se dérouler avant d’écrire ? Des questions que personne ne se pose, à part Noah et moi !

Aparté : La lecture de La Prophétie des sœurs-serpents et des articles d’Isis Labeau-Caberia m’a apporté un nouveau point de vue sur la question 👀

D’où vient Noah ? Il n’aura de cesse de chercher la réponse au long des Pleurs du Vide. Il n’a pas de passé, pas de certitude quant à ce qui fait son identité, et c’est peut-être par désespoir qu’il tombe amoureux de Stanley, son seul repère. Et là, c’est le bon moment pour s’inquiéter un peu. Quel équilibre est possible dans une relation pareille, entre un homme qui n’a pas du tout vécu et un autre qui en a trop vu ?

… Je vous l’ai dit, non, que Stanley n’est pas mort parlait pas mal de dépendance et d’émancipation ?^^ Des formes d’enfermement et des solutions pour s’en extraire, en tout cas. Peut-être faut-il briser les frontières entre les mondes fictifs pour libérer Noah, qui sait ? 👀

J’ai l’impression que cet article soulève un paquet de questions, et j’ai envie de parler de BEAUCOUP de trucs là tout de suite, mais ce serait trop long. Et mes personnages parleront toujours mieux de mes propres questionnements que moi, que ce soit par rapport à leurs histoires ou autre chose !

III) Noah : Soft and Furious

OK, après ces dernières digressions, qui est Noah, à part un drôle de love interest au potentiel méta ?

Bon, évidemment, c’est un chouette gars, touchant et très bavard – vous verrez, question logorrhée, il concurrence Archie… dont nous parlerons plus tard !

Son caractère rejoint celui de Stanley sur pas mal de points. A cela s’ajoute un immense appétit de vivre qui a fait éclater le scénario prévu initialement ! Parce que Noah est cet élan venu de l’extérieur, sans doute trop tard mais venu quand même, qui pourrait relancer la machine. En des termes plus humains : sous ses airs fragiles, Noah a toutes les armes en lui pour s’en sortir, et même le courage de se rebeller contre l’effondrement de son univers. Une petite force de la nature ! C’est sans doute ce qui lui permettra de se lier avec une autre personne, que vous connaissez bien aussi…

En fait, j’ai encore pas mal de questions moi-même, en relisant l’article. Ai-je davantage parlé de Noah en tant que membre de relations, de ce qu’il représente plutôt que de lui-même en tant que personnage ? Je ne pensais pas que parler de lui serait si compliqué, mais ça l’est. Il y a ce qu’il représente, ce qu’il est pour Stanley et pour l’univers, et il y a son absence d’histoire. Toute son histoire, vous la lirez dans Les Pleurs du Vide. Comme lui-même le dit à Stanley :

Tout ce dont je me souviens, je l’ai vécu avec toi.

Bonus : theme songs

J’ai créé une playlist spéciale pour Noah, parce que certaines chansons me font invariablement penser à lui. Certaines se sont trouvées par hasard sur mon chemin. D’autres illustraient, à la toute base, une scène des Pleurs du Vide. Est-il possible que Noah ait son propre roman un jour ? Peut-être bien.

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Amazon, réussite du Ulule et autres actus https://malonesilence.com/amazon-reussite-du-ulule-et-autres-actus Mon, 31 Oct 2022 11:52:03 +0000 https://malonesilence.com/?p=1094 Vous me l’avez demandé : Les Hurlements noyés arrive sur Kindle en ce jour d’Halloween ! Il en sera de même pour Les Pleurs du Vide et les autres ! Bon, pour des raisons diverses, allant du souci de qualité d’impression à celui d’éthique, les formats imprimés ne seront pas Lire la suite

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Vous me l’avez demandé : Les Hurlements noyés arrive sur Kindle en ce jour d’Halloween ! Il en sera de même pour Les Pleurs du Vide et les autres ! Bon, pour des raisons diverses, allant du souci de qualité d’impression à celui d’éthique, les formats imprimés ne seront pas disponibles sur Amazon. Pour ça, c’est dans ma boutique que vous devrez vous rendre ! 🙂 En attendant, n’hésitez pas à me donner un peu de visibilité en postant des commentaires sur la page, ça fait plaisir !

Ça, c’est pour la nouvelle du jour. Autre événement qui n’a rien à voir avec Amazon : la réussite de la dernière campagne Ulule !

Je ne vais pas revenir sur le stress intense de cette campagne en détail. Je dirai seulement que le fait que ce n’était pas ma première n’a pas changé grand-chose à mon état mental ! Bah oui, c’est que j’ai pas pu m’empêcher de comparer les résultats de la seconde avec ceux de la première. L’inflation et le reste ont fait que cette campagne a avancé plus lentement que celle de LHN. Il me reste également des choses à apprendre en termes de communication. Mais eh, on y est arrivæs, avec 109% de l’objectif atteints ! Merci, merci à vous pour ça, merci pour votre soutien et votre confiance en moi. Vous n’avez pas idée de ce que ça représente pour moi.

Les Pleurs du Vide sortira sur ma boutique et sur Amazon en juin 2023… au plus tard ! Parce que j’ai peut-être les moyens, cette fois-ci, d’avancer plus vite et plus efficacement. La vie personnelle qui s’améliore et rentre dans l’ordre, tout ça tout ça. Je ne vous promets rien non plus, mais voilà, j’ai bon espoir tout de même. Vous en parler, ça va me donner encore plus de motivation !

Pour le NaNoWriMo, je me relance dans le tome 3. Oui, je dis « relance », parce que j’ai un souci avec l’incipit actuel. Je ne sais pas comment continuer avec lui, et en même temps, je sais que je dois garder ces passages. Eh, c’est l’introduction du personnage d’Archie, quand même ! Oh, et si ça vous intéresse, je suis en cours d’écriture d’un petit roman, lisible juste ici. C’est un drame amical et un thriller psychologique, bourré de nostalgie d’une adolescence pas vécue et dont l’esthétique est un peu halloweenesque ?

Parce que cette période de l’année, c’est un peu mon espace-temps naturel, finalement.

EDIT : LHN est aussi dispo à la Librairie Jeunes Pousses depuis ce soir !

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« Les Pleurs du Vide » arrive sur Ulule ! https://malonesilence.com/les-pleurs-du-vide-arrive-ulule Mon, 29 Aug 2022 16:15:51 +0000 https://malonesilence.com/?p=1065 J’ai terminé le second jet de Les Pleurs du Vide il y a deux semaines. La campagne Ulule démarre le 5 septembre prochain. Même que vous pouvez vous tenir au courant du lancement juste ici. Eh ouais. J’ai mis du temps à réaliser que Les Pleurs du Vide, c’était fini. Lire la suite

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J’ai terminé le second jet de Les Pleurs du Vide il y a deux semaines. La campagne Ulule démarre le 5 septembre prochain. Même que vous pouvez vous tenir au courant du lancement juste ici.

Eh ouais.

J’ai mis du temps à réaliser que Les Pleurs du Vide, c’était fini. Pour ce qui est de réaliser que c’est ma deuxième campagne Ulule… bon, ça va. Il faut juste que je me prépare psychologiquement, vous voyez ? J’en ai parlé, c’est autant de travail que de stress. Mais… ça va. C’est vis-à-vis de l’écriture que c’est plus complexe.

Les Pleurs du Vide m’a rincé pendant des mois, entre l’éclate habituelle et la prise de tête, parce qu’un tome 2, c’est quelque chose ! J’en suis aujourd’hui plus content que je ne l’imaginais, et très heureux de ce qu’il peut devenir – le temps de relire, de corriger, tout ça. Et puis, c’est un beau petit pavé.

(Bon, c’est plutôt 120 que 117, en fait.)

Mais purée, au moment où j’ai posé le point final, j’ai pas réalisé. J’étais encore dedans, en transe. Vous connaissez ça ? Vous vous êtes plongeæ dans une histoire si longtemps qu’en sortir est difficile. Sentiment de vide, ennui, idées noires à certains moments… Ça m’a fait ça avec Les Pleurs du Vide. Puis j’ai réalisé que la campagne Ulule se rapprochait, et le stress est monté. J’ai vécu quelques journées de grosse angoisse. Et puis c’est redescendu au fil des préparatifs. Préparer ma page Ulule, ça m’a permis d’avancer.

Et ensuite ?

Et ensuite, je sais pas.

Il y a le premier jet de Lucian, qui m’attend sagement et dont vous pouvez lire les premiers chapitres ici. Continuer à l’écrire, commencer un second jet (tant de trucs ont changé !), faire les deux en même temps (et pourquoi pas ? Oui, mon processus créatif est chaotique, mais écoutez, je m’éclate comme ça) ?

A dérouler, comme dirait l’autre.

Il y a aussi RATURE, que je dois terminer. J’ai ouvert le doc ce matin. A l’heure où je vous écris, il est toujours ouvert. Il attend que je corrige ce qui doit l’être, puis que je reparte du bon pied. On dit que je me lance ce soir ?

Je dois également continuer soulmates never die, une autre nouvelle spin-off. Elle est triste.

Et puis, il y a le tome 3, toujours sans titre, déjà entamé. Un premier jet, là aussi. Je n’avais jusque-là travaillé dessus que dans ma tête. Je ne sais pas avec précision où je vais, ni comment l’histoire va finir. Il faut que ça mûrisse – mais Archie n’est pas patient. Lucien non plus, d’ailleurs.

Dans ma tête, mon monde est plus vivant que jamais.

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« Les Pleurs du Vide » : chronique d’une écriture chaotique https://malonesilence.com/les-pleurs-du-vide-chronique-dune-ecriture-chaotique Mon, 16 May 2022 14:16:35 +0000 https://malonesilence.com/?p=917 Peut-être est-ce le premier article d’une série. Ou peut-être en écrirai-je seulement un deuxième, quand l’écriture de Les Pleurs du Vide sera finie. Je ne sais même pas s’il aura un quelconque intérêt pour d’autres personnes que moi. J’essaie de mettre un peu d’ordre dans ma tête, ou de me Lire la suite

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Peut-être est-ce le premier article d’une série. Ou peut-être en écrirai-je seulement un deuxième, quand l’écriture de Les Pleurs du Vide sera finie. Je ne sais même pas s’il aura un quelconque intérêt pour d’autres personnes que moi. J’essaie de mettre un peu d’ordre dans ma tête, ou de me prouver que j’avance malgré tout, malgré l’irrégularité. Pas que l’écriture de Les Pleurs du Vide soit plus difficile que celle de Les Hurlements Noyés. Disons qu’elle l’est d’une autre manière, tout comme le plaisir en est différent.

J’ai décidé d’intégrer quelques-uns de mes tweets à cet article. Après tout, ils parlent d’eux-mêmes – et puis c’est drôle.

Vraiment l’écriture de #LesPleursDuVide c’est les montagnes russes constantes finalement^^
Enfin c’est un peu pareil pour tous mes projets, un coup je stresse, un coup c’est l’éclate, un coup c’est les deux à la fois… Dites-moi si vous en avez marre 😆

(@MaloneSilence) April 15, 2022

Ah et ptn la version antérieure de LPdV était super chaotique mais j’ai gardé des chapitres parce qu’ils sont bien comme ça, MAIS du coup ça me pousse à écrire dans les « trous » entre les chapitres préexistants

(@MaloneSilence) April 16, 2022

(Ça, j’en avais parlé dans l’article linké ci-dessus ! J’ai même cru devoir déplacer des chapitres. Ce sera peut-être le cas, mais pas pour le moment. Par contre, les chapitres en cours se rallongent. Pas grave.)

Mais vraiment écrire un tome 2 dans une trilogie quel enfer quand t’es auteur jardinier ^^ Vraiment après les trois tomes de « Stanley n’est pas mort » je risque de faire des one-shots quelque temps – d’ailleurs pour le moment mes spin-off sont tous des OS

(@MaloneSilence) April 16, 2022

(Je vous rassure, j’aime toujours autant ce que je fais. Mais sur l’écriture de Les Pleurs du Vide, j’ai parfois besoin de quelques craquages !)

Commençons par le début.

En septembre dernier, je terminais l’écriture de LHN. Et puis, le sentiment de vide, et l’envie de continuer, et la peur d’avancer. Si vous êtes auteurice, il y a des chances que vous voyiez de quoi je parle. Et puis, quand même, j’ai passé dix ans sur LHN. C’est beaucoup. J’ai eu ce but pendant dix ans. Alors, même en sachant que l’écriture de Les Pleurs du Vide m’attendait, j’avais l’impression de ne plus avoir de but du tout. La campagne Ulule de LHN était derrière moi, avec ce rush intensif qui m’avait laissé sur les rotules. Après ça, je me sentais presque désœuvré. Il y avait bien les ventes de LHN à assurer derrière, et sur le long terme. Ce qui est bien différent, surtout quand on débute.

Puis la pression, pour faire un tome 2 aussi bon que le 1 – si j’en crois vos retours sur Babelio ou Goodreads, Les Hurlements noyés vous a plu en tout cas ! Bref, la pression, et la fatigue. En ce moment, je suis tout le temps fatigué, et écrire fatigué, j’ai un peu de mal. Et quand je ne suis pas fatigué…

Eh bien, je ne sais pas, écoutez.

J’ai déjà fait part, dans l’article sur la fin de LHN (toujours linké plus haut), de mes doutes quant à l’écriture de Les Pleurs du Vide. Si j’étais capable de continuer alors que j’allais mieux, ce genre de choses. Finalement, j’ai traversé un épisode compliqué début 2022, alors j’imagine que la question ne se pose plus ? Je suppose, oui. Puisque je suis arrivé à la conclusion que dans un fort état d’anxiété, je ne pouvais pas être très productif de toute manière !

En réalité, je n’en sais rien. Je sais juste que je n’allais pas bien, et que je n’ai presque pas écrit durant cette période. Pas sur Les Pleurs du Vide, en tout cas.

J’ai « extériorisé des trucs avec Lucien », comme je disais. Puis Archie et Tag ont commencé à s’agiter dans ma tête. Du coup j’ai écrit sur eux, ça me faisait du bien.

Du coup voilà j’ai passé mon trajet en train à écrire sur Archie et Tag qui partent en vacances – finalement c’est accurate

(@MaloneSilence) March 28, 2022

Et comme d’habitude, ça a pris de drôles de proportions.

J’avais pas prévu d’écrire de romance/d’histoire d’amour magnifique qui transcende le temps et l’univers, en partie parce que je crois moyennement à ça, mais avec Archie et Tag ça devient de plus en plus compliqué de pas le faire, du coup je vais sans doute le faire

(@MaloneSilence) March 27, 2022

Sachant qu’à la base, je devais juste parler d’Archie et Tag dans le roman de Lucien. Je ne m’imaginais pas du tout écrire un spin-off dont la romance serait la trame principale. Du coup, je pensais juste que Lucian, comme ce roman s’appelait à ce moment-là, aurait juste deux intrigues liées entre elles. Ça se fait, hein, ça se fait ! (EDIT : Je pense qu’on suivra toujours les deux parcours, celui de Lucien et celui d’Archie et Tag, dans le même roman. Ils restent liés, malgré tout, de façon très étroite. Les dissocier n’aurait pas tellement de sens, je crois. On s’en tiendra donc à ce que je disais dans le tweet ci-dessous !)

je vais probablement laisser le récit de l’histoire d’Archie et Tag dans le roman de Lucien, comme les deux histoires sont très liées – et changer le titre, du coup, vu que ce n’est plus seulement l’histoire de Lu. Bref ce roman continue de grossir. 👀

(@MaloneSilence) April 9, 2022

Tout a explosé, comme il se doit au Kraken je suppose. L’histoire Archie/Tag est devenu un truc gigantesque, alors que leur relation devenait de plus en plus importante pour moi. Archie David, c’est à la fois mon comfort character et un moyen inestimable d’extérioriser des choses dont je ne soupçonnais même pas qu’elles devaient l’être. Du coup, lui aussi a commencé à prendre toute la place. Alors que monsieur n’est censé apparaître qu’au troisième tome de la trilogie. Je ne pouvais pas reprendre l’écriture de Les Pleurs du Vide, pas tout de suite. C’est comme ça que je fonctionne, pour le meilleur comme pour le pire : si un personnage et son histoire m’appellent, je dois m’y consacrer. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez vu le résultat :

J’ai bien peur qu’Archie ne me lâche pas tant que j’aurai pas fini d’écrire le premier chapitre du tome 3 avec tous les sous-chapitres, mais écoutez si après jpeux écrire #LesPleursDuVide l’esprit disponible^^

(@MaloneSilence) April 10, 2022

(Oui, Archie apparaît dès le premier chapitre du tome 3. Il lui est consacré tout entier ! Les autres persos, ceux que vous connaissez, reviennent ensuite, au chapitre 2… J’imagine ?)

Je suis retourné sur une nouvelle que j’avais commencé, une préquelle sur mon comfort character aka Archie (qui est surpris) et je suis à deux doigts de l’inclure dans les premiers chapitres du tome 3 (qui est surpris²)

(@MaloneSilence) April 10, 2022

(Je parle de RATURE. Elle sera publiée sur ce site après Wattpad !)

Il est pas mal l’incipit de mon tome 3 en vrai
Bon tu sens quand même le moment où je me lâche enfin et où ça devient bon ^^

(@MaloneSilence) April 9, 2022

Bon, c’était un peu le calme avant la tempête, finalement.

Je vous jure dans ma tête c’est le bordel donc on va prendre les choses dans l’ordre MAIS QUEL ORDRE OMG
Je sais juste que je dois finir le chapitre 1 du tome 3 et RATURES parce que sinon j’aurai pas l’esprit libre avec Archie qui court partout là

(@MaloneSilence) April 11, 2022

J’étais censé avancer sur l’écriture de LPdV pendant le CampNaNo. Censé ! Mais je me suis dit que, quelque part, écrire sur Archie, c’était aussi avancer. C’était me libérer l’esprit. C’était y voir plus clair pour la suite. Bref, c’était bien aussi.

Bref.
J’ai plutôt écrit sur les trucs dont je dois libérer ma tête que sur #LesPleursDuVide, mais sans ça j’ai du mal à écrire LPdV, donc… ces mots écrits me permettent à terme d’avancer sur LPdV, vous voyez ?^^

(@MaloneSilence) April 15, 2022

En bonus, j’ai même trouvé des réponses aux questions que je me posais pour ce tome 2. Parce qu’elles auraient des conséquences sur le 3, eh oui. Logique. Tome 3 pour lequel j’ai dû rebooter quelques trucs, déjà, notamment la relation Archie/Mélodie – j’en parle juste ici, dans un thread qui a plutôt intéressé, finalement. Bref, j’ai avancé, j’ai progressé, j’ai trouvé.

N’empêche que devoir reprendre/reboot des éléments de mon univers me fait plaisir, ça veut dire qu’il continue d’évoluer, de grandir, que je trouve des réponses et que mine de rien je bosse bien^^

(@MaloneSilence) April 21, 2022

Bref y’a eu un gros kaboom dans mon univers encore – mais au moins les deux premiers tomes de #StanleyNEstPasMort sont épargnés (non, pas le troisième, vu que Mélodie était censée y être) (mais je peux faire un truc sympa)

(@MaloneSilence) April 21, 2022

La bonne nouvelle du jour, c’est que j’ai trouvé comment ça allait se passer avec Allison dans le tome 3. ça va pas en se simplifiant cette trilogie, c’est moi qui vous le dis^^

(@MaloneSilence) May 8, 2022

Ces temps-ci, Archie et Tag se calment un peu. Excepté le soir, alors que j’essaie de m’endormir. C’est souvent eux qui m’accompagnent dans le sommeil, pour tout un tas de raisons. Enfin je crois. Quoi qu’il en soit, après avoir passé du temps avec eux et un après-midi dehors pour reprendre l’écriture de Les Pleurs du Vide, j’ai pu recommencer à avancer. J’ai retrouvé des idées. Les personnages sont revenus me parler – dont Stanley, qui commençait à me manquer sérieusement.

Le fait qu’écrire autre chose que ton projet principal décuple le plaisir que tu as à y retourner me réjouit plutôt

(@MaloneSilence) April 5, 2022

Aujourd’hui j’ai dû commencer à écrire mon chapitre à la main pour me débloquer. Je me suis dit que comme ça, si je partais sur un autre support, en mode yolo, dans mon carnet un peu défoncé, ça allait me libérer l’esprit.
Bah c’est validé. 👍

(@MaloneSilence) April 8, 2022

Quelque chose d’autre m’a aidé : reprendre conscience que je me surmenais un peu et que l’écriture, c’était aussi les moments off pour que l’inspiration revienne. A force de me mettre la pression, j’avais fini par me mettre la tête dans le guidon, vous voyez.

L’écriture c’est aussi ces sas de décompression, ces moments d’observation de ce qui nous entoure, c’est vivre tout simplement. Je sais que j’enfonce une porte ouverte, mais eh, on l’oublie souvent. Si je suis rentré gonflé à bloc de mes vacances – et avec encore plus de bordel dans ma tête, mais du bon bordel, de l’inspiration en veux-tu en voilà – c’est pas pour rien.

Mais l’inspi était déjà un peu revenue avant – grâce aux artistes de l’Internet, à la musique, et quand j’ai écrit en extérieur. Quand tu habites à la campagne et que ton histoire se passe en grande partie dans une forêt, ça peut être une bonne idée. En tout cas, pour moi, ça a marché et ça marche encore. Ça réussit plutôt à mes personnages, aussi, visiblement !

Revenir sur #LesPleursDiVide pour constater que mon scénario a encore explosé et que tout ne se passe pas comme prévu, bah écoutez allons-y
En attendant j’ai repris LPdV, on est contents !

(@MaloneSilence) April 15, 2022

(Oui, j’ai fait une faute de frappe dans le #. Ça va, hein !)

Donc maintenant c’est Scarlet qui défonce mon scénario OK très bien bah je vais faire une sieste et on reprend plus tard #LesPleursDuVide

(@MaloneSilence) April 16, 2022

Scarlet, tu m’as surpris. Chuck aussi m’a surpris, par son évolution. Je ne m’attendais pas spécialement à ça – je ne m’attendais peut-être à rien, en fin de compte. Disons que l’évolution de ces personnages est logique en soi (je leur fais confiance, de toute façon ; mes univers, c’est un truc plus gros que moi) mais… Écoutez, ça ajoute de la nouveauté. J’aime être surpris par ce que j’écris, et je suppose que dans ce cas, si vous lisez la série, vous le serez aussi. J’espère !

Avec LPdV, j’expérimente pas mal, souvent encouragé par mes potes. Il se passe pas mal de trucs assez dingues dans ce tome-là, c’est l’occasion de s’amuser un peu : body horror, visions étranges et oniriques, écriture glitchée aussi !

Faire de l’analog horror à l’écrit ptn 🥴
Hope it’s worth the risk

(@MaloneSilence) April 8, 2022

(Eclatez-vous en écrivant, amusez-vous, inventez, prenez des idées partout et remaniez-les à votre sauce, vraiment faites tout ce que vous voulez !)

Bref, où va-t-on, avec cet article super fouillis ?

J’ai établi un objectif sur le site du NaNoWriMo : terminer l’écriture des Pleurs du Vide avant juillet 2022. J’ai estimé le nombre de mots restant à écrire à 50 000. Si le compte est bon ? Je doute, encore. Je m’estime à la moitié du boulot avec mes 63k, à peu près. Ou un peu plus, ou un peu moins. C’est à la louche, et ça me permet déjà de savoir où j’en suis. Pour l’instant, j’ai écrit 3 200 mots depuis le 4 mai, ce qui est peu, encore. Mes statistiques me narguent – tant pis. Tant pis si, pour cette seconde version de LPdV, je suis moins régulier. Je suis peu régulier, oui, mais j’ai tendance à écrire pas mal d’un coup. C’est une façon comme une autre d’y arriver.

Nonobstant, j’accepte les propositions de participations aux sprints d’écriture/wordwars ! C’est ce qu’on fait entre camarades d’écriture, notamment entre ami-es proches, et ça fonctionne plutôt bien. Pour nous, en tout cas.

Donc voilà, l’écriture de Les Pleurs du Vide, ça avance, lentement mais très sûrement ! Peut-être aurez-vous trouvé, dans cet article, quelques idées pour vous sortir d’un blocage, ou un peu de motivation.

Avant-dernière astuce pour la route, piquée à d’autres auteurices parce qu’elle m’a aidée – Stephen King notamment fait ça dans pas mal de ses romans :

Vraiment le fait d’organiser les tomes de « Stanley n’est pas mort » en gros chapitres et en petits sous-chapitres, ça m’a aidé/aide énormément. Chaque gros chapitre a un début et une fin, forme un tout cohérent, et du coup je peux passer au suivant sans plus m’en occuper

(@MaloneSilence) April 18, 2022

Ouaip, avant-dernière, parce que le mot de la fin, ce sera celui-là :

Allez Malone arrête d’avoir peur de finir des trucs ça suffit là

(@MaloneSilence) April 15, 2022

N’ayez pas peur de vous tromper, les gens. En écriture, ça libère à un point que vous n’imaginez pas.

Bonus pour les curieuxes :

Mon compte Instagram, pour les stories d’œuvres d’art inspirantes pour mes écrits.

La liste Twitter de LHN et celle de LPdV. Y sont répertoriæs les artistes qui me font penser très fort à mon univers et/ou m’inspirent. J’en ajoute quand j’en trouve de nouvelleaux.

Vous pouvez m’ajouter sur Pinterest si le cœur vous en dit.

Et bien évidemment, la playlist de l’écriture des Pleurs du Vide.

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Stanley n’est pas mort : lexique exhaustif de l’univers https://malonesilence.com/stanley-nest-pas-mort-lexique-exhaustif-de-l-univers Wed, 23 Feb 2022 15:52:34 +0000 https://malonesilence.com/?p=791 Note préliminaire : Comme il se doit, les entrées de ce lexique sont classées dans l’ordre alphabétique. Si vous cherchez le nom d’un personnage, donnez la priorité à son prénom plutôt qu’à son nom de famille. Comme je parle plus souvent d’eux en mentionnant leur prénom, ce choix m’a semblé Lire la suite

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Note préliminaire : Comme il se doit, les entrées de ce lexique sont classées dans l’ordre alphabétique. Si vous cherchez le nom d’un personnage, donnez la priorité à son prénom plutôt qu’à son nom de famille. Comme je parle plus souvent d’eux en mentionnant leur prénom, ce choix m’a semblé plus logique.
Cette page est conçue comme une introduction à l’univers et est donc totalement spoiler-free. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une question/si un terme important n’apparaît pas (pour celleux qui connaissent l’univers), et ne suivez pas la lumière.

Ce qui est né dans l’univers de Stanley

Alistair Brown : Policier à Glasgow. Conjoint d’Ariane, qui l’a rencontré après sa fuite de la Famille.

Alizée E. : Jeune auteurice. Mentionnæ dans Les Pleurs du Vide et Les Nuits du Dehors.

Allison Griggs : Fille du Chef de la Famille, sœur cadette de Carl et aînée de Scarlet. Elle remplit la fonction de Lumière qu’elle porte comme un nom. Antagoniste principale des Hurlements noyés.

Archie David : Écrivain et fiction addict. Fils de Céline et Patrick, cousin de Lucien, frère de cœur de Mélodie, fiancé d’Eric… et futur grand amour de Murdoch/Murtagh/Teagan. Il apparaît dans le tome 3, dans Le Robot et dans Lucian. Les spin-off expérimentaux Ciel rouge et En pièces lui sont également consacrés, ainsi que la plupart des textes que j’ai publiés sur le Kraken.

Ariane Parkins : Ancienne membre de la Famille, dont elle s’est enfuie avec sa sœur Sally. Elle s’est ensuite réfugiée à Glasgow, où elle a rencontré Alistair et s’est installée avec lui.

Arthur Gemmel : Frère de Laura, avec qui il vit. On le rencontre dans Les Nuits du Dehors.

Audra (Sinclair) : Membre de la Famille au statut particulier, car bénéficiant de plus de liberté que les autres sectateurices. Chasseresse, fossoyeuse… et faussaire, aussi.

Bastien David : Frère de Patrick, oncle d’Archie et de Lucien. Apparaît dans Le Robot et dans Lucian.

Benoît David : Frère aîné de Lucien. N’apparaît que très peu dans l’univers, du moins pour le moment, bien qu’il soit mentionné de temps à autre, là où Lucien apparaît lui-même.

Boule de sang : Troisième roman publié d’Archie. (Oui, les romans d’Archie sont mentionnés, et j’ai envie d’en mettre des extraits dans mon tome 3, mais son style est différent du mien donc… On verra !)

Brûlures : Second roman publié d’Archie.

Carl Griggs : Fils du Chef de la Famille, frère aîné d’Allison et Scarlet.

Céline David : Retraitée. Mère d’Archie, épouse de Patrick et tante de Lucien.

Chef·fe : Titre porté par læ dirigeant·e de la Famille. On peut læ considérer comme un gourou de secte.

Chiens : Figures de guides et de protecteurs tout au long de la trilogie, que l’on rencontre un peu partout et dans toutes les circonstances ! Le premier que l’on croise dans Les Hurlements noyés aide Chuck à s’orienter dans la forêt…

Christopher Ellington : Père de Stacy et Stanley, et veuf de Mary.

Ciel rouge : De son véritable titre Les étoiles brillent-elles toujours dans un ciel rouge ?, ce spin-off est initialement le résultat d’un défi d’écriture, le Christmas Challenge 2019. Recueil de petits chapitres sur le vécu d’Archie avec Eric.

Chuck : Adolescent et membre de la Famille parvenant à s’enfuir au début des Hurlements noyés. Il rejoindra Sheffield avec l’aide de Stanley.

Corbeau rouge : Premier roman publié d’Archie, écrit pendant sa Licence de Lettres.

Daniel : Ami de collège de Stanley.

Diane David : Fille d’Émilie et Lucien, sœur cadette de Léa et jumelle de Lucas. Elle apparaît dans Le Robot ainsi que dans Lucian – elle a alors 4 ans !

Diabolo : Vieux colley des David dans Le Robot.

Éléonore Vallon : Mère de Vicky et Steph, sœur de Roxanne.

Émilie David : Professeure des écoles. Épouse de Lucien. Mère de Léa, Diane et Lucas. Elle apparaît dans Le Robot et dans Lucian.

En pièces : Recueil de petits textes sur Archie, après la fin de sa relation avec Eric. En gros, c’est juste un peu de préparation pour le tome 3.

Eric Audème : Policier et fiancé d’Archie quand commence Les Nuits du Dehors, mais Archie fuira sa violence au bout de huit mois de relation particulièrement traumatisants.

Esther Winters : Petite amie de Freddy dans Les Hurlements noyés.

Famille : Nom donné à la « secte » désormais dirigée par les Griggs et dont Chuck s’échappe dans Les Hurlements noyés.

Flèche : Chiot croisé berger blanc suisse, adopté par Lucien à la fin du Robot. Clin d’œil au Flash de l’univers d’Ophélie Héraux, chiot berger blanc suisse lui-même !

Forêt : La Famille vit dans une forêt mouvante où seule Allison peut s’orienter. Le lieu où la Famille s’arrête devient le centre de la forêt et s’obscurcit peu à peu, masquant le ciel. Sally et Ariane se seraient cependant aidées des constellations pour s’évader…

Freddy Fatherly : Ami de collège de Stanley, il vit en Angleterre avec Esther, sa petite amie, lorsque commence Les Hurlements noyés.

Griggs : Lorsque Les Hurlements noyés débute, la famille Griggs a pris le contrôle de la Famille avec un grand F depuis des années, après avoir évincé les Parkins, leurs rivales. Des Griggs, il ne reste cependant que le Chef, Allison, Carl et Scarlet.

Howie : Chiot, visiblement croisé golden retriever et berger allemand, que Stanley adopte dans Les Pleurs du Vide.

Jackie : Amie de collège de Stanley.

La Tueuse et le Fossoyeur : Quatrième roman publié d’Archie.

Laura Gemmel : Jeune autrice et étudiante que l’on rencontre dans Les Nuits du Dehors. Vit en colocation avec son frère, Arthur.

Léa David : Fille aînée d’Émilie et Lucien, sœur de Diane et Lucas. Elle apparaît dans Le Robot, puis dans Lucian, où elle est alors âgée de 6 ans.

Le Robot : Nouvelle centrée sur Lucien, chronologiquement située quelque part Les Nuits du Dehors et Lucian. [EDIT : Le Robot est désormais non-canon !]

Les Hurlements noyés : Premier tome de la trilogie Stanley n’est pas mort, financé sur Ulule en avril-mai 2021 et publié en novembre-décembre de la même année !

Les Nuits du Dehors : Troisième tome de la trilogie Stanley n’est pas mort, en cours d’écriture au moment où j’écris cette ligne (21/09/2024). Sortie prévue en 2025 !

Les Pleurs du Vide : Deuxième tome de la trilogie Stanley n’est pas mort, financé sur Ulule en octobre-novembre 2022 et sorti le 13 octobre 2023.

Lucas David : Fils d’Émilie et Lucien, frère cadet de Léa et jumeau de Diane (4 ans dans Lucian).

Lucian : Roman post-trilogie centré sur Lucien. Changera probablement de titre un jour, d’autant qu’on suit aussi le début de l’histoire Archie/Doch, en parallèle. [EDIT : Le titre a effectivement changé, les abonnæs de la newsletter le connaissent à l’heure où je vous parle (on est le 20/01/2024) !]

Lucien David : Informaticien, cousin d’Archie, mari d’Émilie, père de Léa, Diane et Lucas, maître de Diabolo puis de Flèche. On le rencontre pour la première fois dans Le Robot, dont il est le personnage principal.

Lumière : Titre et fonction d’Allison Griggs dans Les Hurlements noyés. Le rôle de Lumière consiste à assurer la sécurité de la Famille et le respect des règles, ainsi qu’à prévenir les tentatives de rébellion quelles qu’elles soient.

Mary Ellington : Mère de Stacy et Stanley, et épouse de Christopher.

Mélodie Anglade : Bibliothécaire, et meilleure amie d’Archie depuis l’époque où il travaillait comme bénévole dans une association d’aide aux ados LGBTQIA+. On la découvre dans Le Robot, alors que Lucien la rencontre en ligne.

Mémoires blanches : Nouvelle plus ou moins canon (c’est compliqué) centrée sur Stanley et chronologiquement située entre Les Pleurs du Vide et Les Nuits du Dehors.

Mike : Ami de collège de Stanley.

Nautilus : Vieux golden retriever qu’Ariane avait recueilli avant les événements des Hurlements noyés.

Noah (Peterson) : Personnage apparaissant dans Les Pleurs du Vide, aux côtés de Stanley.

Parkins : Famille (avec un petit f) rivale des Griggs, qui l’ont évincée, et dont il reste Sally et Ariane au début des Hurlements noyés.

Patrick David : Retraité, époux de Céline, père d’Archie, oncle de Lucien et, pour son plus grand déplaisir, frère de Bastien.

Paula Parkins : mère d’Ariane et Sally, décédée au début des Hurlements noyés.

Roxanne Carault : Doctoresse en psychiatrie, médecienne et… compagne de Stanley, au début des Hurlements noyés. Sœur d’Éléonore et tante de Vicky et de feu Stéphane.

Sally Parkins : Ex-membre de la Famille dont elle s’est enfuie avec sa sœur Ariane. On la retrouve alors qu’elle gère un bar à Sheffield, au début des Hurlements noyés.

Sally’s : Pub que tient Sally Parkins à Sheffield et point de repère plus ou moins secret (?) pour les éventuel·les échappæs de la Famille.

Scarlet Griggs : Fille du Chef, sœur cadette de Carl et Allison, et destinée à devenir Cheffe elle-même à la mort de son père.

Sheffield : Ville où tout commence dans Les Hurlements noyés… Il s’agit bien de la Sheffield anglaise, mais dans une version de plus en plus alternative au fil de l’histoire.

Stacy Ellington : Sœur aînée de Stanley.

Stanley Ellington : Personnage principal de la trilogie Stanley n’est pas mort.

Stanley n’est pas mort : Nom de la trilogie officielle comportant, dans l’ordre, Les Hurlements noyés, Les Pleurs du Vide et Les Nuits du Dehors.

Stéphane Vallon : Fils d’Éléonore, neveu de Roxanne et frère aîné de Vicky. Erre dans l’univers de la saga sous forme de fantôme.

Tommy : Frère aîné de Chuck, mentionné dans Les Hurlements noyés.

Trois rues plus loin : Dernier roman publié d’Archie au début des Nuits du Dehors.

Vicky Vallon : Enfant d’Éléonore et adelphe de Stéphane, qu’iel appelle toujours Steph. Iel se genre au féminin jusqu’à ses vingt-trois ans, puis passe progressivement au neutre qu’iel alterne avec le féminin.

Victor Carault : Ex-mari de Roxanne. N’apparaît pas dans l’univers, est uniquement mentionné dans Les Hurlements noyés.

Ce qui est né dans d’autres univers

Précisions : Là, on entre dans le domaine de la création collective, un peu ! J’en ai parlé dans mon article sur le Kraken Writing Club, si ça vous intéresse, mais en très gros : avec d’autres créateurices, nos univers se sont télescopés, et on a fini par partager des personnages et concepts ! On s’est d’abord enjaillæs dans des sides-stories plus ou moins officielles… et, parfois, ça a pris de l’ampleur. Ainsi, Murdoch, par exemple, a fini par se faire une place définitive chez moi, si bien qu’il apparaîtra dans les spin-offs – apparition qui aura droit a un peu de foreshadowing dans Les Nuits du Dehors ! Tout comme celle d’Abby, d’ailleurs…
Finalement, ce croisement plus ou moins palpable des mondes est la suite logique de la trilogie Stanley n’est pas mort, non ?
Chaque personnage cité ci-dessous est listé sous le nom sous lequel vous le retrouverez dans mes écrits, notamment les petites tranches de vie qui apparaissent dans l’Epistula Canis.
À noter que, si ces précisions sont là pour fournir du contexte, chaque histoire que les membres du Kraken Writing Club et invitæs ont pu écrire, chacun·e de son côté, reste indépendante des autres. Il n’est aucun besoin de lire toute la production de notre petit groupe pour suivre chacune des versions de chaque personnage. Mais vous pouvez !

Abigail « Abby » : Personnage de l’univers de Mirabelle Aurea qui la nomme Ash (Aislin Waters). Interne de Murdoch/Murtagh/Teagan à Londres. Compagne de Andrew/Casey et Owyn/Llewelyn.

Andrew : Autre personnage sorti de l’univers de Mirabelle Aurea. Y est né sous le nom de Casey « Kay » Aubry. Apprenti mécanicien et compagnon d’Abigail/Aislin et Owyn/Llewelyn. Archie fait office de figure paternelle pour lui comme pour Abby/Ash – après les événements du tome 3. (Oui, il y aura un spin-off post-trilogie sur Archie, c’est à peu près sûr, à moins que son histoire ne soit racontée dans Lucian… Je vous tiens au courant !)

Desden : Personnage de Pikkulef et ami d’Archie après la trilogie !

John Hook : personnage de Finley (qui porte le prénom de James dans son univers). Détective au Yard, meilleur ami de Murdoch/Murtagh/Teagan et père de Kilian/Ziggy.

Kilian Hook : Personnage de Finley, qui lui donne le nom de Ziggy. Fils de John/James.

Lucas Stewart : Personnage d’Ophélie Héraux auquel Archie est extrêmement attaché. Il est fait allusion à lui dans un chapitre de Ciel rouge.

Murdoch « Doch » O’Malley : Personnage de Finley à l’origine, dans l’univers de qui il porte le nom de Murtagh Foley. Il apparaît aussi dans l’univers de Mirabelle Aurea sous le nom de Teagan. Médecin légiste, mentor d’Abigail/Aislin et grand amour d’Archie ! Il vit à Londres avec ses fantômes, ses collègues et son meilleur ami, John/James Hook.

Orlando : Jeune terre-neuve adopté par Archie, et futur grand copain de Andrew/Casey ! Bien qu’il apparaisse dans Les Nuits du Dehors, il est au départ né de l’imagination de Finley, l’auteur de Murdoch/Murtagh. Tag a littéralement présenté Orly à Archie en RP !

Owyn : Personnage de Mirabelle Aurea. Porte le nom de Llewelyn « Lou » Sage dans son univers. Travaille dans un musée d’histoire naturelle et vit avec Abigail/Aislin et Andrew/Casey.

L’article Stanley n’est pas mort : lexique exhaustif de l’univers est apparu en premier sur Malone Silence.

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