Archives des lucian - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/lucian Histoires hantées Wed, 23 Jul 2025 21:49:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/malonesilence.com/wp-content/uploads/2021/02/logo-site.jpg?fit=32%2C32&ssl=1 Archives des lucian - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/lucian 32 32 188410031 Les « morally grey characters » et moi https://malonesilence.com/les-morally-grey-characters-et-moi https://malonesilence.com/les-morally-grey-characters-et-moi#comments Tue, 02 Jul 2024 17:21:18 +0000 https://malonesilence.com/?p=2950 Bon, à la toute base, je ne suis pas particulièrement fan de cette appellation, « morally grey ». Pas parce que je suis un puriste de la langue française (écrivant en inclusif, j’en ai perdu ma carte depuis longtemps), mais parce que pour moi, un bon personnage est nécessairement « morally grey ». Un Lire la suite

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Bon, à la toute base, je ne suis pas particulièrement fan de cette appellation, « morally grey ». Pas parce que je suis un puriste de la langue française (écrivant en inclusif, j’en ai perdu ma carte depuis longtemps), mais parce que pour moi, un bon personnage est nécessairement « morally grey ». Un être humain est, au moins un peu, « morally grey ». On a toustes nos zones d’ombre, nos faiblesses, nos traces d’égoïsme. Ça ne signifie pas que l’être humain est mauvais par nature, au contraire. Avoir conscience de nos « travers », qui ne sont à mon sens que des traces de nos peurs et de notre instinct de conservation, peut nous permettre d’être de meilleures personnes. De mieux agir, en tout cas. Mais je digresse, et je vais éviter d’enfoncer davantage de portes ouvertes que d’habitude, on n’est pas là pour ça.

Je ne vais pas parler du phénomène en lui-même, des tas de gens l’ont déjà fait et le font encore, et je ne m’estime pas compétent pour ça. On va seulement partir du concept de base pour parler processus et évolution créatifves. C’est une petite réflexion personnelle qui me trotte dans la tête depuis un petit moment. Depuis que j’ai lu BEINHAUS, en fait. Partons sur des évidences : on peut écrire une excellente histoire, alignée avec ses valeurs en plus, avec les personnages les plus détestables de l’univers. Des personnages peuvent être intéressants sans être attachants. On peut écrire sans ses ami·es imaginaires… ou se faire des « morally grey imaginary friends ».

Morally grey characters, level 0 : Stanley

J’ai parlé de mon rapport à Stanley Ellington en long, en large et en travers : c’est mon premier personnage, mon premier amour, une âme sœur depuis toujours et jusqu’à la fin. Ce que je cherchais au moment où je l’ai trouvé, c’est un ami fictif. On a grandi ensemble. On s’est sortis du pire de la maladie ensemble. Il a même accompagné ma transition, enfin… il a transitionné avant moi. Prophétie auto-réalisatrice de l’écrivain·e, comme en parlait l’autrice Morgane Stankiewiez en conférence.

Portrait de Stanley Ellington, homme blanc, brun aux yeux bleus, émacié.
Portrait de Stanley par The Red Lady

Au départ, avec Stan, je cherchais moins à explorer la psyché humaine qu’à trouver un peu d’espoir dans cette humanité. J’ai compris plus tard que l’un n’allait pas sans l’autre – sans quoi, Les Hurlements noyés ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Et puis, il a accompagné mes débuts d’écriture, à l’époque où je pensais encore qu’il fallait, quoi qu’il arrive, être du côté du personnage principal.

En grandissant, je suis devenu plus lucide sur mes propres défauts, et sur ceux de Stanley aussi, humainement parlant. Dans LHN et sa suite, Les Pleurs du Vide, c’est assez évident : il est animé des meilleures intentions du monde, mais coincé dans une inertie, une terreur et un désespoir qui s’avéreront destructeurs. Bon, ce qui s’est passé aussi, c’est que Stanley est un peu devenu une allégorie au fil de ma prise de recul. Reste que c’est l’un de mes personnages les plus « purs » et authentiquement gentils.

Morally grey characters, level 1 : Archie

Archie David assis face à son ordinateur avec sa tasse fumante, avec son terre-neuve qui bave sur la table et sur ses feuilles. La scène se passe le soir si l'on en croit la nuit étoilée par la fenêtre de derrière et la lumière tamisée. Dessin à l'aquarelle + pastels secs.
Portrait d’Archie (et Orlando le terre-neuve) par Pikkulef

J’ai pas mal parlé d’Archie en newsletter, mais encore peu sur le blog, parce qu’il arrive dans le tome 3 de la trilogie de Stanley. En revanche, j’en ai discuté sur mes réseaux et avec pas mal de gens ! Il est né en 2019 (je vous parlerai de son origin story, promis) et je l’adore. Archie, c’est mon comfort character personnel ! Et pour le coup, je voulais un personnage, comme Stanley, profondément bon mais… peut-être un peu « morally grey ». Disons qu’on sortait de l’altruisme sacrificiel, né d’une certaine culpabilité, pour sa forme plus saine, avec une pointe d’égoïsme. Vous savez, le self-care dont on parle si souvent – bon, Archie s’est révélé très mauvais en la matière. Son égoïsme s’est mué en fierté mal placée et son altruisme en tendance à la surprotection !

Archie David est ingérable, maladroit et aussi fatigant pour son auteur que pour ses camarades de galère, ce qui en fait indubitablement moins un personnage « morally grey » qu’un gentil excessif sur tous les plans. S’il y a une trace de « mauvais » en lui, elle ressort surtout face à l’inéluctable chute des personnes qui ont fait du mal à celles qu’il aime. Il sort alors le pop-corn et se marre. Si fort. 🤭

Bref, là où Stanley serait d’alignement neutral good, Archie est le chaotic good dans toute sa splendeur. (Je l’aime.) Et donc, encore une fois, rien de « méchant » dans ce second membre de ma triade rapprochée. Oui, parce que les personnages dont je suis le plus proche dans l’univers de Stanley n’est pas mort sont trois, et le troisième…

Morally grey characters, level 5 : Lucien

Le personnage représenté en image à la une de cette article, c’est Lucien, sous les traits de l’acteur Adrien Brody – qui, pour le coup, a pu faire preuve d’un sens moral… franchement discutable… Un peu chiant que Lucien soit en partie né de lui, quand même. Et franchement ironique, étant donné la backstory horrible de Lucien. Mais encore une fois, on digresse.

morally grey characters

Lucien David, c’est le cousin d’Archie, et il taffe dans l’informatique. Ce sont les deux premières choses que j’ai sues à son sujet. Il est arrivé par hasard, surgissant de traumatismes enfouis dans l’inconscient du cliché d’auteur tourmenté que je suis. Et puis, au dernier moment, la vérité a éclaté : Lucien tue des gens. Tout simplement. 🔪 Plus précisément, il tue des pédocriminels pour protéger ses enfants, ainsi que pour d’autres raisons moins nobles, comme une colère étouffée depuis qu’il en a été lui-même victime. (Quand je parlais d’ironie…) Niveau « morally grey », je crois qu’on entre dans les clous, non ?

Lucien est le personnage le plus cathartique que j’aie écrit jusque-là. Dans ses actes, comme dans ses hantises et les émotions qui menacent de le briser à tout moment. Avec lui, on aborde des thèmes tellement durs que je ne sais même pas comment le roman qui lui sera consacré sera marketable. (Vraiment, j’ai du mal à imaginer, à l’heure actuelle, comment animer une campagne de financement avec une histoire pareille.) Est-ce qu’il s’en sortira, connaîtra-t-il une rédemption, lui en faut-il une ? Les réponses ne sont pas encore claires et je ne sais pas si c’est important pour le moment. (A l’heure actuelle, une grosse partie de premier jet est écrite, je me prépare à repartir sur un nouveau, et on en est toujours au stade de la descente aux enfers.)

Je ne sais même pas si je vous écrirai un article sur Lucien, en fait. Dès que j’écris avec lui, ça part en logorrhée traumatique, et nous sommes extrêmement proches tous les deux. C’est la première fois que j’ai une telle proximité avec un personnage sans lui trouver des excuses, sans le condamner non plus, juste… Ce qu’il fait est là. Et on plonge ensemble.

Il y a des limites qu’on ne dépasse pas, certes. Parce qu’on n’en a pas besoin. Parce que ce serait contre-productif, parce que mon écriture doit garder son côté thérapeutique. Je ne crois pas en une plongée gratuite dans ce qui choque, ce qui choque qui d’ailleurs ? Bref, si j’aime ce personnage, c’est qu’il y a une raison. Si nous sommes proches, c’est qu’il y a une raison. Peut-être sa logique et son sens moral personnel résonnent-iels un peu trop profondément en moi, aussi !

Les niveaux supérieurs : le « morally grey » sans attachement

Bon, il y a un stade où on peut cesser d’employer ce terme, non ? Est-ce qu’on peut parler de « morale grise » quand le personnage est juste un salaud ? J’ai sans doute un gros biais, mais quand on me présente des persos comme « morally grey », j’ai souvent peur que ce soient juste de bonnes raclures de bidet. A qui on finit par pardonner parce que… ?

Cela dit, écrire des connards, c’est cool aussi. J’ai bien sûr évoqué BEINHAUS plus haut, niveau lecture. Et question écriture… J’ai déjà parlé ici de projets auxquels je n’ai pas du tout le même rapport qu’à Stanley n’est pas mort. Soit, en réalité… à peu près tous mes projets en dehors de cet univers. J’ai le Stanleyverse, j’ai mon socle : je peux désormais pousser l’exploration plus loin. Fouiller ailleurs dans les tiroirs… sans plus avoir peur de ce que je pourrais y trouver ? Sans craindre d’y trouver des choses « à excuser » à mes personnages parce que je les aime ? Je dis pas, on peut aimer ses connards fictifs. A titre personnel, au-delà d’une certaine limite, c’est impossible.

Pour revenir une dernière fois à BEINHAUS, Saint Gris a prouvé qu’on pouvait aborder des thèmes difficiles et écrire des êtres répugnants, et en faire les protagonistes principaux, sans pour autant cautionner leurs actes (ni être moralisateurice non plus, au cas où ce genre de critique pointerait le bout de son nez. Un coup faut dénoncer, un coup on dénonce trop, faudrait savoir1). C’est un truc que j’ai envie de réussir à faire aussi. Juste surplomber mes personnages2, et regarder… Je me sentirai proche d’eux sur certains points, et c’est normal. Entre êtres humains, réels ou fictifs, on a trop en commun. Et c’est aussi comme ça qu’on peut trouver un exutoire3, guérir même à travers les personnages les plus horribles.

Et quand le « morally grey » bascule ?

Parce qu’on peut si facilement tomber dans son propre piège.

Ce que je vais dire là renvoie un peu à ce que je disais dans mon article sur Ghostland [EDIT : il n’existe plus, mais j’aime toujours bien ce passage] :

Pour moi, les films, c’est un peu comme mon entourage. Les films que j’aime sont un peu comme les personnes que j’aime. Beaucoup d’émotions, beaucoup d’imperfections, parfois il faut avoir de très sérieuses conversations et parfois… Eh bien, quand ça devient trop problématique d’une manière ou d’une autre, il faut juste lâcher.

Alors, si un personnage de ma triade sacrée basculait dans l’intolérable ? J’y crois absolument pas. Je ne veux pas y croire. Mais quand on nous rapporte des actes horribles de personnes qu’on aime et croyait connaître, on ne veut pas y croire non plus. Évidemment, c’est techniquement différent. On a bien davantage de pouvoir sur nos univers fictifs que sur la vraie vie de la réalité véritable. Ça vaut même pour les univers des autres, les univers que l’on reçoit. J’ai, comme tout le monde, des headcanons. J’ai assisté au revirement de personnages fictifs auxquels j’ai refusé de croire, et c’était facile. Si c’est faux, c’est facile. Quand on a un comfort character, on fait tout pour le garder.

Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça, pas vrai ? Il faut faire face. Faire face à l’horreur, faire face à nos sentiments, faire la part des choses. Et séparer une personne de l’idée qu’on s’en fait, cette idée qu’on a aimée.

Je suis persuadé que les morally grey characters peuvent nous faire grandir. Ils peuvent nous apprendre à gérer notre attachement, nos illusions, tout comme ils nous enseignent les limites de notre sens moral. On a tendance à idéaliser les personnes qu’on aime – Lucien et moi, on sait bien ce que c’est. L’amour qu’on a pour une personne finit par avoir plus d’importance que la personne elle-même. Et c’est important, l’amour, c’est un sacré carburant pour vivre, pour créer, pour tout. Reste encore à apprendre d’où il vient, quels en sont les ingrédients, comment l’utiliser, où se trouve la part d’illusion. Et à questionner, toujours, notre rapport aux histoires, aux autres et à nous-mêmes4.


  1. Je vais pas vous mentir, pour moi, s’il y a une accusation du genre ou de « manque de subtilité », il n’y a que deux possibilités : soit læ destinataire est de base réfractaire au message et l’aurait rejeté quelle qu’en soit la forme, soit l’auteurice s’est narrativement chiæ – ça arrive. Que ce soit parce qu’iel n’y croyait pas vraiment au fond, ou parce qu’iel n’a pas assez fait confiance au lectorat, ou par simple maladresse parce qu’écrire, c’est pas toujours simple, mine de rien. Dans tous les cas, ça veut pas (forcément) dire que le message pue ou ne mérite pas qu’on s’y attarde. Quoique… dans certains cas, on peut effectivement voir cette troisième possibilité. (Est-ce que cette note de bas de page sert à quelque chose ?) Ah, et aussi : quand même, on cherche parfois beaucoup moins à être dans la dénonciation que dans le fantasme et/ou la glorification de son propre ego. Oui, je pense aux scènes de viol ultra graphiques, et à une flopée d’écrits d’auteurices blanc·hes sur l’esclavage et le racisme aussi. ↩︎
  2. Mais en même temps, j’aime bien être à leur hauteur, pour en apprendre des trucs et… être avec eux, quoi. En tout cas, je n’aurais pas pu surplomber les personnages du Stanleyverse. ↩︎
  3. Et puis, on peut extérioriser par les situations dépeintes autant que par les personnages. Enfin, là ne va pas sans l’autre évidemment, mais j’ai l’impression que ça devient plus facile pour moi de ne plus utiliser les personnages comme béquille, comme filtre entre ces situations et moi. C’est sans doute aussi pour ça que j’avais besoin de ma Sainte Trinité, le temps de grandir et de faire face tout seul. Je sais pas, j’aime bien cette théorie. ↩︎
  4. Bravo Malone, tu pouvais pas faire plus générique encore ? ↩︎

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Le Kraken Writing Club c’est quoi ? https://malonesilence.com/le-kraken-writing-club-cest-quoi Fri, 22 Apr 2022 14:06:55 +0000 https://malonesilence.com/?p=880 Créer à plusieurs, ce n’est pas tellement mon truc, à la base. Disons que je n’y avais pas particulièrement pensé, ni eu l’occasion, avant les parties de RP. Du jeu de rôle à l’arrache sur Twitter, avec des auteurices rencontræs totalement par hasard et dont certain-es allaient devenir des ami-es Lire la suite

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Créer à plusieurs, ce n’est pas tellement mon truc, à la base. Disons que je n’y avais pas particulièrement pensé, ni eu l’occasion, avant les parties de RP. Du jeu de rôle à l’arrache sur Twitter, avec des auteurices rencontræs totalement par hasard et dont certain-es allaient devenir des ami-es proches. J’ai connu le Kraken Writing Club comme ça, à l’époque où il n’était pas encore le Kraken. Nos univers se sont télescopés à travers le RP, et puis… on a commencé à créer en commun. Je ne détaillerai pas cette histoire ici ; ce qui nous intéresse, c’est :

1) Qui fait partie du Kraken Writing Club ?

  • Mirabelle Aurea : Vous avez peut-être déjà vu passer son nom dans ce blog, par exemple dans le lexique de l’univers de Stanley. Parce que certains de ses personnages, notamment Ash, Kay et Lou, se sont incrustés dans la vie d’Archie David, qui les a accueillis avec bonheur. Et inversement, Archie s’est fait une petite place chez Mira, où il a une vie… disons, plus reposante que chez moi. Sinon, Mirabelle écrit de l’urban fantasy. Elle travaille sur The Daughter of Rivers and Bones, l’histoire d’Ash après sa fuite du laboratoire qui lui a volé son enfance.
  • Finley Moriartea : Son nom à lui est aussi passé dans le lexique, puisqu’un de ses personnages, Murtagh Foley, est tout simplement devenu le grand amour d’Archie. Oui oui, rien que ça ! Ça, c’est pour la piqûre de rappel et le lien avec mon univers ; parce que sinon, Finley a une multitude de projets. Il zigzague entre urban fantasy, enquête, historique, et les trois en même temps, le tout avec des explosions d’univers à n’en plus finir ! Parlez-lui du KABOOM, vous verrez ! 😀
  • Charlotte Macaron, elle, officie plutôt du côté « fanfiction » de la force, notamment sur My Hero Academia. Nos univers sont donc très différents et nous travaillons peu ensemble. Pas de bouleversement d’un côté comme de l’autre… Pour le moment !
  • Pikkulef est la créatrice de Desden, devenu un ami d’Archie avec le temps ! Dans son univers d’origine, Desden voit, ou plutôt ne voit pas, son quotidien troublé par des fantômes, des flics bizarres, des assassins et, bien sûr, Diane… Avec, à la clé, de la bouffe, parce que Desden adore cuisiner ! Il y a aussi Kalinka, son chien guide… Vous me connaissez : pour moi, c’est un très bon argument.
  • La Nonne : Là encore, peu d’interactions et de perturbations. Et pourtant, La Nonne aussi officie dans le fantastique et l’horreur ! J’ai hâte de lire son roman, d’ailleurs… En attendant, on a ses extraits sur le blog !
  • Et moi.

2) L’influence du Kraken Writing Club sur mon univers

Pour ce qui est des deux premiers tomes de Stanley n’est pas mort, les univers de mes ami-es n’ont pas eu d’influence directe, pas consciente du moins. Ces univers et personnages n’interviennent ni dans Les Hurlements noyés, ni dans Les Pleurs du Vide. Pour le tome 3… Je ne suis pas encore fixé sur la période de la vie d’Archie qu’il recouvre, mais je doute qu’il soit impacté. Et pour les deux tomes précédents, la question ne se pose pas, puisque Archie n’y apparaît pas. (Et encore, il a failli se pointer dans Les Pleurs du Vide en 2020, le bougre !) En y réfléchissant, j’ai peut-être un lien trop intime avec Stanley n’est pas mort pour le mêler à autre chose… A moins qu’il ne devienne symbole d’ouverture au monde ? Je ne sais pas.^^

En revanche, question spin-offs… Murtagh Foley apparaît dans le roman qui s’appelait Lucian dans sa première mouture. Le couple Archie/Murtagh m’a donné des perspectives complètement différentes pour mon personnage. Alors oui, prendre en main la création de quelqu’un-e d’autre, c’est compliqué. Mais Finley m’a dit que je m’en sortais bien avec la sienne ! Quant aux personnages de Mirabelle, ils apparaîtront eux aussi, c’est acté, c’est sûr, ça ne peut pas se passer autrement. D’autant qu’il est possible qu’Archie ait des souvenirs d’eux depuis… longtemps ?

Bref c’est un immense bazar de timelines qui se télescopent ou restent obstinément parallèles, selon leur volonté. Pour l’imagination, c’est extrêmement stimulant. Tellement stimulant que nous perdons encore plus souvent le contrôle qu’avant, je crois bien. Oui, nous sommes auteurices jardinièr-es, et on s’éclate, vous n’avez pas idée !

La question du partage d’univers au Kraken Writing Club

Allez, le point « question sérieuse » de l’article.

Parce que, forcément, on s’est posé la question : comment on s’en sort avec le droit d’auteur, alors ? Écoutez, c’est l’une des raisons pour lesquelles je préfère l’autoédition à l’édition classique : je peux faire ce que je veux de mon univers. Si je veux le prêter, je le prête ! Je suis très souple sur les questions de propriété intellectuelle. Ce n’est pas une notion qui me parle, c’est même plutôt le contraire. Si on ne vivait pas dans une société capitaliste, je pourrais mettre toute ma production sous licence libre et ça ne m’empêcherait pas de vivre. Cela dit, je demande toujours l’autorisation aux autres si je veux bidouiller dans leurs mondes ; ce sont les leurs, iels ont un lien plus ou moins intime avec eux… Bref, totalement compréhensible.

Je ne sais pas si je me serais lancé dans cette aventure, même par jeu, avec des personnes en qui je n’aurais pas eu entièrement confiance. Au Kraken Writing Club, la communication sur le sujet est de mise. Je ne peux que vous conseiller de bien vous entourer et de parler, parler, parler encore, si vous voulez tenter l’expérience. Et pour le RP, même chose. On reparlera du RP, un de ces quatre !

D’ailleurs, écrire ces lignes me fait réfléchir à un truc : puis-je vraiment vendre mes spin-offs, gagner de l’argent dessus, s’ils comportent des personnages qui ne sont pas les miens, même avec l’accord des auteurices ? Quelque chose me gêne, là-dedans. Peut-être le principe de toucher de l’argent alors qu’on m’a offert gratuitement (pléonasme bonjour) une porte d’entrée dans ces mondes. D’où l’importance, sans doute, que mon « noyau dur », la trilogie Stanley n’est pas mort, reste à part. Mais rien ne m’empêche de mettre les spin-offs concernés à disposition… ? Je ne sais pas. J’en discuterai sans doute avec le Kraken !

Le mot de la fin

Dans tous les cas, vous avez des tas de crossovers sur le site du KWC, souvent très courts, parfois écrits rapidos entre deux cafés, existant uniquement au nom de l’amusement et de l’émulation collective. De mon côté, j’ai dépublié Lucian pour le moment, histoire de pouvoir retravailler dessus suite aux… explosions récentes ? Il y a eu du changement, oui. C’est normal, avec les premiers jets ! Mais voilà, j’ai hâte de vous reparler de mon processus créatif, parce que ça fait partie de ce que je préfère sur ce blog.

Merci à vous d’avoir lu jusque-là ! Ne suivez pas la lumière, mais suivez le Kraken !

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