Archives des la vie - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/la-vie Histoires hantées Sun, 19 Jan 2025 11:36:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/malonesilence.com/wp-content/uploads/2021/02/logo-site.jpg?fit=32%2C32&ssl=1 Archives des la vie - Malone Silence https://malonesilence.com/tag/la-vie 32 32 188410031 Novembre 2021 : grosse fatigue et gros bonheur https://malonesilence.com/novembre-2021-grosse-fatigue-et-gros-bonheur Tue, 02 Nov 2021 18:29:18 +0000 https://malonesilence.com/?p=620 La prochaine personne qui ose dire que l’autoédition n’est pas du travail, je lui fais bouffer son clavier ! Non parce que, adorant ce que je fais actuellement, je me suis un peu surmené, on va dire. Et je m’en suis rendu compte un peu tard. Parce que quand on Lire la suite

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La prochaine personne qui ose dire que l’autoédition n’est pas du travail, je lui fais bouffer son clavier ! Non parce que, adorant ce que je fais actuellement, je me suis un peu surmené, on va dire. Et je m’en suis rendu compte un peu tard. Parce que quand on te dit que si tu fais un travail que tu aimes, tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie… la fatigue que tu ressens, c’est pas grand-chose, on dirait ! Quelque part, c’est vrai, parce que la motivation est toujours là. D’un autre côté, j’entame novembre 2021 avec une immense fatigue et une pression parfois paralysante.

Où en sont Les Hurlements noyés ? Si vous suivez mon Twitter et les news sur Ulule, vous avez peut-être remarqué que ça y était, j’avais enfin mon stock ! On est allés le chercher en région parisienne, avec mon père et le break familial (300 exemplaires, ça loge facile). On a débarqué chez l’imprimeur après des heures de route et de galère sur le périph’. Plus la terreur d’arriver après la fermeture ! « Si on arrive trop tard, on dort sur le parking ! On n’aura pas fait tout le trajet pour rien ! » Tout s’est bien déroulé, ouf. J’ai passé le trajet retour à la place du mort – déso, je dois encore faire mon deuil d’Halloween – avec un exemplaire dans les mains, celui qui est parti à la BnF la semaine dernière.

Pfiou.

En ce début de novembre 2021, je constate que le plus surprenant n’est pas forcément de recevoir son premier roman en format papier. Alors oui, ça fait quelque chose. J’en suis encore au stade où j’ai besoin de toucher, de feuilleter mes exemplaires. Mais je m’y étais au moins un peu préparé.

Voir les gens commencer à parler des Hurlements noyés, par contre… Oui, ça, ça fait bizarre ! Ainsi, FantastiQueer, Parlons Fiction ou encore PommeRock ont plébiscité LHN pour les sorties de novembre 2021. Votre serviteur oscille entre reconnaissance et terreur absolue. Et si toute cette hype retombait comme un soufflé ? Et si mon roman décevait ?

Fin octobre, ou la panique.

J’ai moi-même dû faire face à une certaine forme de déception. Faisons court : il y a des coquilles dans LHN. Malgré les relectures, malgré le travail monstre accompli sur la correction, il y a des coquilles.

Thread à dérouler pour comprendre l’étendue de la panique.

(Update : il y a aussi des coquilles de frappe, parce que votre serviteur est un énorme boulet.)

Et je m’en suis aperçu APRÈS avoir envoyé le fichier à l’imprimeur.

J’étais mortifié, paniqué. J’avais promis un résultat de qualité professionnelle à mes lecteurices, aux contributeurices Ulule. Mon instabilité légendaire a refait surface. Je me suis retrouvé coincé entre affolement, frustration, colère et, globalement, je n’ai pas eu un comportement très pro. Est donc venue la grande question : suis-je capable de gérer une entreprise ou pas ? Suis-je capable de faire de l’autoédition ou pas ? Peut-être que je ne suis pas fait pour ça, que j’ai encore tout foiré…

Il me reste aujourd’hui la peur que les exemplaires issus du premier tirage de LHN se fassent proprement démonter. Paraît qu’on pardonne pas grand-chose à l’autoédition. Moi-même, je repère les coquilles dans les livres des autres, alors…

Alors, je n’avais pas prévu de recevoir ces nombreux messages de soutien. Ma commu qui me disait que pour les coquilles, c’était pas grave. Que c’était mon premier bouquin. Qu’elle attendait toujours novembre 2021. Je ne peux que renouveler mes remerciements, pour votre enthousiasme et votre gentillesse. J’espère fort que LHN sera les honorer.

Lâcher prise.

Bref, quelle leçon j’en ai tirée ? Que quand on gère une entreprise et qu’on ne dispose pas de certaines compétences, il faut savoir lâcher prise. Pas trop non plus – si un jour un.e prestataire vous entube proprement, vous serez en droit de lui rendre la monnaie de sa pièce, ou de lui demander la monnaie, plutôt – mais au moins un peu. Et quand on souffre d’anxiété et qu’on est perfectionniste à mort, c’est très dur.

J’ai tendance à dire d’éviter de déléguer. Déjà parce que tu fais des économies, et ensuite parce que tu gardes le contrôle un minimum. Sauf que tout le monde ne sait pas tout faire. En ce qui concerne, c’est assez simple : à part écrire, je ne sais tout simplement rien faire (et c’est tragique). On m’aide pour la communication. J’ai engagé de (formidables) artistes pour les illustrations et l’identité graphique. Pas le choix ; quelqu’un.e se souvient de la couverture de la version Wattpad de LHN ? Je la pose là. Elle était pas dégueu, mais elle avait moins de gueule, avouons-le.

Avec mon ancien pseudo, pour un coup de vieux encore plus véner.

Et reconnaissons aussi que, tout.e seul.e ou accompagné.e, faire un travail parfait, c’est compliqué. La seule différence en fin de course, c’est le sentiment de perte de contrôle, la frustration, le stress plus grand encore. Et le besoin puéril de dire aux gens que « c’est pas ta faute », alors que toi aussi, tu es responsable. Tu aurais peut-être vu telle ou telle erreur à temps si tu avais été moins fatigué.e, moins stressé.e, bref, avec des si, tout ça tout ça.

Alors pas le choix : tu apprends, ou tu délègues. Et tu vois avec qui ça matche le plus. Avec qui le courant passe, avec qui tu es sur la même longueur d’onde. C’est un truc que j’ai appris avec les beta-lectures, ça : si taon BL a une vision de l’écriture différente de la tienne, c’est compliqué. Tu veux te faire BL ? Choisis une personne de confiance, mais aussi qui te comprend artistiquement.

OK. Et si malgré tout, le résultat déçoit ? Que faire, si le lectorat pointe les erreurs du doigt ? Bah écoute, si c’est dit gentiment et que tu n’avais pas remarqué ce dont la personne te parle, tu remercies et tu corriges pour la prochaine fois. Sinon, tu dis que tu sais, et pareil, au prochain tirage ce sera corrigé. En conclusion : tu as fait de ton mieux, tu continues de faire de ton mieux, et si tu sais que tu as bossé, que tu as tout mis en œuvre pour que ça marche… alors c’est pas grave. Et si quelqu’un.e en profite pour cracher sur l’autoédition : tu l’emmerdes. Parce que toi, et ton équipe le cas échéant, vous avez travaillé comme pas possible. Si tu es bosseureuse, transparent.e, honnête dans ta démarche et persévérant.e… eh bien, tu sais ce que tu vaux, et puis merde.

C’est pour toutes ces raisons, et pour plein d’autres, que je persiste et signe : l’AE, c’est du boulot. Un énorme et formidable boulot. Les auteurices se donneraient tout ce mal par dépit après des refus en ME, réellement ? Sacrée source de motivation, le dépit ! On devrait en faire une source d’énergie. Étant donné le monde dans lequel on vit, on remplacerait toutes les centrales au charbon et nucléaires !

N’empêche, plus j’avance dans mon parcours, moins je dis à la légère aux auteurices de s’autoéditer et de tout faire soi-même. Comme je le disais, c’est génial, mais il faut y être préparé.e. Et j’ai le privilège de bénéficier de l’aide de mes parents et de pouvoir m’y consacrer à temps plein, donc je ne pense pas être tout à fait légitime pour donner des conseils en matière d’organisation, de gestion, tout ce que vous voulez. Je conclurai donc cette parenthèse par ce meme :

Meme de Drake refusant l'option "dire aux auteurices de s'autoéditer" et approuvant l'option "dire aux ME de rémunérer décemment les auteurices".
Big up à la Ligue des Auteurs Pros.

(Oui, je tiens bien trop à mon indépendance pour aller en ME de toute manière. Maaaaais c’est moi, voilà.) (Peut-être que je jouerai les hybrides un jour pour d’autres projets, n’empêche.)

Et maintenant, on fait quoi ?

J’ai un peu digressé, non ?

Donc, en ce mois de novembre 2021, on envoie les colis aux Ululers. Eh oui. D’ailleurs, si vous avez participé, pensez à me contacter si vous avez changé d’adresse postale ! Histoire que votre exemplaire papier et vos goodies ne finissent pas dans le Triangle des Bermudes.

Au moment où j’écris, j’attends de recevoir les cartons d’emballage pour les livres. Vous inquiétez pas, ça vient.

Sinon, j’ai eu l’excellente idée de tenter le NaNoWriMo. En plein mois de sortie de LHN. De base, c’était censé m’aider à reprendre Les Pleurs du Vide, mais avec la fatigue, le stress et quelques raisons exposées ici, j’en reste un peu à Lucian pour commencer. On les sous-estime, les projets « défouloirs ».

J’ai un peu peur de poursuivre Les Pleurs du Vide, toujours. J’ai hâte, mais j’ai peur – toi même tu sais.

Merci encore à vous toustes pour votre soutien, et votre patience aussi. Si vous avez des questions, je serai là pour y répondre. Quant à la date de sortie… Je vous dis ça quand les contributeurices Ulule auront reçu leur(s) exemplaire(s) !

Que les chiens veillent sur vous.

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Et soudain, mon roman est terminé. https://malonesilence.com/et-soudain-mon-roman-est-termine Thu, 23 Sep 2021 14:16:35 +0000 https://malonesilence.com/?p=529 Mon roman est terminé. Après tout ce temps, Les Hurlements noyés va faire sa vie. Parce que, eh, ça fait quand même plus de dix ans. Les Hurlements noyés, c’est sacrément long, comme histoire. Je crois que le roman l’est moins à lire. Non ? En tournant la page de Lire la suite

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Mon roman est terminé. Après tout ce temps, Les Hurlements noyés va faire sa vie.

Parce que, eh, ça fait quand même plus de dix ans. Les Hurlements noyés, c’est sacrément long, comme histoire. Je crois que le roman l’est moins à lire. Non ?

En tournant la page de LHN, en intégrant le fait que ce roman est terminé, je mets aussi pas mal de choses derrière moi. C’est ultra bateau, ultra cliché, mais pensez : la date où j’ai achevé les corrections finales coïncide avec l’anniversaire (approximatif, évidemment) de mon dernier épisode dépressif majeur. Ouaip, un an d’envie de vivre, et le point final du tome 1 de Stanley n’est pas mort. Si c’est pas symbolique, ça !

OK, ça, c’était pour le point « je dis au revoir à LHN et à la partie de ma vie qu’il m’a aidé-e à surmonter ». Je m’étendrai pas plus dessus, je crois que je l’ai assez fait !

Et à part ça ?

C’est bizarre, c’est le vide, peut-être. C’est la fin d’une aventure de dix ans, celle qui a donné un sens à ma vie jusque-là. Qu’est-ce qu’il me reste ? La suite de la trilogie, évidemment. La suite de l’écriture du tome 2, Les Pleurs du Vide. Si j’ai peur de la fin de la trilogie ? Je me pose la question. Oui, on peut se la poser, malgré les spin-offs qui m’attendent. J’ai repris celui de Lucien, récemment. C’est celui qui m’inspire – mais mes personnages m’appellent aussi, de plus en plus fort, pour le tome 2. Tome 2 dont j’ai peut-être un peu peur.

Quand j’ai commencé à écrire Les Pleurs du Vide, j’étais à l’hôpital pour dépression grave. Les premiers chapitres de ce tome m’ont été d’un immense réconfort entre ces quatre murs. Je ne pourrais pas les réécrire aussi bien, avec la même intensité, alors qu’aujourd’hui mon état d’esprit a à ce point changé. La suite des Pleurs du Vide, dans ce proto-jet de 50 000 mots que je n’ai pas achevé à l’époque – je sentais que j’allais devoir reprendre, que ça coinçait quelque part, que j’avais loupé un truc – a fait partie de ma thérapie. Alors la question se pose : suis-je toujours en mesure d’écrire ce tome ? Suis-je trop loin de l’âme du tome lui-même désormais, ou au contraire… suis-je plus fort-e et mieux armé-e pour revenir dessus ? Ou bien y a-t-il un risque que Les Pleurs du Vide me fasse rechuter ?

Superflues, ces questions ? Je n’en sais rien. Je sais juste que mes personnages m’appellent, et qu’en attendant, je me rassure en extériorisant quelques trucs avec Lucien.

C’est la première fois, vous savez. Pas la première fois que je finis une histoire, mais la première fois que je l’achève, en tout cas sous format long. Mon premier roman est terminé, ouais. Si l’on peut dire que c’est mon premier, parce que j’ai écrit tant de choses avant… Mais je n’étais jamais allé-e aussi loin, avant Les Hurlements noyés. C’est exaltant, c’est flippant, c’est stressant aussi. J’attends que la maquette à envoyer à l’imprimeur soit prête. Et je me consume de stress. Pour le résultat final, pour les conneries que je pourrais faire… La crainte de tout foirer. Inutile de vous faire un dessin, je suppose.

Ajoutez à ça un retour en grande pompe du syndrome de l’imposteur – Jean-Mie pour les intimes – et cette pensée qui, parfois, se pointe dans la nuit : « Pourquoi je me suis lancé-e là-dedans ? »

Voilà où j’en suis. Mon roman est terminé, et si j’ai éprouvé le soulagement et la satisfaction attendu-es au départ, il se trouve que, maintenant, j’erre un peu. C’est si bizarre.

Photo by Cristian Farmbrough on Unsplash

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