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Avant toute chose, je tiens à remercier les auteurices pour leur confiance. Iels m’ont donné la possibilité de lire La Valse du Chaos en avant-première, ce dont je suis très heureuse. A l’heure où je vous parle, la publication en ligne est en pause, car les corrections le sont aussi. Mais, ayant vu ce que donnait ce tapuscrit une fois corrigé grâce aux premiers chapitres publiés, je pense avoir les clés en main pour chroniquer ce roman de façon à ce que cet article soit d’actualité après publication complète.

Entrons dans le vif du sujet. La Valse du Chaos, qu’est-ce que c’est ? Dans quelle(s) catégorie(s) devrait-on le ranger ? Optons pour le thriller, le drame, le policier et la romance. C’est un récit d’enquête, de descente aux enfers, une histoire d’amour aussi.

On suit donc Wayan, un détective traquant une insaisissable tueuse en série, la Rose. Iris, l’inspectrice adjointe, accompagne Wayan dans cette enquête qui verra naître leur amitié. La vie de Wayan prend une tournure inattendue lorsqu’il fait la rencontre d’Esteban, jeune homme malicieux et imbu de sa personne qui ne devait être qu’un coup d’un soir. Tous deux entament alors une relation passionnelle.

L’ambiance est particulière, elle a quelque chose de poisseux, de glissant, qui me perturbait au départ. Ça m’a fait hésiter à continuer, mais j’ai persévéré. J’étais face à quelque chose de nouveau, voilà tout. C’est assez paradoxal, non ? Je cherche la nouveauté, mais dans la pratique, elle est plus compliquée à aborder ! J’ai donc persévéré, disais-je, parce que je me doutais que j’en serais récompensée. Vous le voyez venir : j’ai bien fait, et plutôt deux fois qu’une.

C’est avant tout pour le côté « thriller » de La Valse du Chaos que j’ai entamé ma lecture. Vous commencez à me connaître si vous me suivez ici, j’aime ce qui est sombre, ce qui tape là où ça fait mal, ce qui effraie, bref, je suis un peu masochiste ! Quand je lis, je veux être secouée, et Dieu sait comme je suis devenue difficile avec le temps. Bref, côté thriller donc, c’est tout à fait bien géré. On a des scènes bien anxiogènes, dont des crises d’angoisse d’ailleurs, ce qui peut rendre la lecture difficile – mais n’ayez crainte, les auteurices font bon usage des avertissements de contenu.

Clem et Moon ont extrêmement bien travaillé la psychologie de leurs personnages. Et ça aussi, ça fait la différence. Je parlais plus haut des troubles anxieux, je pourrais aussi mentionner le stress post-traumatique et d’autres troubles mentaux. Encore une fois, les trigger warnings présents dans La Valse du Chaos parlent d’eux-mêmes. Mais l’une des meilleures façons de dépeindre une personnalité, c’est de la faire interagir. Et les auteurices savent écrire les relations humaines.

J’ai rarement autant accroché à une romance. Très rarement. Elle nous est doucement amenée au fil du récit, si bien qu’on l’accepte comme partie intégrante du thriller. Lae lecteurice ayant déjà la réponse à d’importantes questions, iel n’en voudra pas aux auteurices de laisser peu à peu l’enquête en arrière-plan. L’ironie dramatique remplace la recherche de réponses ; on peut donc se concentrer pleinement sur l’évolution de la romance, dans toute sa complexité, sans oublier les autres personnages.

Car même si les personnages secondaires restent… eh bien, secondaires, ils n’en ont pas moins chacun son arc narratif, ce qui est tout à fait appréciable. Iris, par exemple, si elle tient le rôle de « simple auxiliaire » du héros de prime abord, a sa propre histoire, tout comme Alessia, ou Logan, et bien d’autres que je ne vous présenterai pas ici. Ces histoires parallèles restent en arrière-plan, mais elles existent. Certaines entrent cependant en collision avec l’intrigue, la complexifiant et donnant à traiter de nouvelles thématiques, notamment les relations toxiques et abusives.

Un truc magique dans la romance de La Valse du Chaos, c’est qu’elle est terriblement réaliste et sensorielle. L’intimité entre les deux protagonistes est attachante, crève-cœur, douloureusement douce. Surtout pour l’un des deux, qui découvre les sentiments sans savoir quoi en faire, qui les laisse déborder jusqu’à ce qu’ils le submergent. Je n’en dirai pas plus afin de ne pas spoiler : tout ce que vous devez savoir, c’est que les personnages sont humains, bourrés de contradictions et de défauts, et donc, véritablement réussis. Je me souviendrai longtemps d’eux. J’ai pensé à eux, cette nuit, après avoir terminé ma lecture.

Je suis encore dans le déni par rapport à certains éléments de La Valse du Chaos. Je pense à ces catastrophes qui auraient pu être évitées. Pour l’anecdote, ce roman, par ailleurs très bien écrit, est le résultat d’une partie de RP, où toutes les possibilités ont été explorées. Les auteurices ont ouvert, puis refermé chaque porte. Alors à quoi sert-il de songer que tout aurait pu se passer autrement ?

Je suis aussi sortie de ma lecture en paix. Car malgré tout, la noirceur peut-elle prendre le pas sur les moments de bonheur intense ? Qu’est-ce qui peut effacer la joie qui a existé, qu’il en reste quelque chose ou non ? Des lecteurices interpréteront la chose différemment. En ce qui me concerne, j’ai choisi de garder la beauté en tête. Quant aux personnages : à vous de découvrir ce qu’ils ont choisi.

Lire La Valse du Chaos : ARAJMAE (site officiel des auteurices, tous leurs liens y sont !)

Ma dernière chronique (parce que ça fait quelque temps) : A nos démesures

Photo by Joshua Harris on Unsplash


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